Chronique d'un cinq juillet

Publié le 5 Juillet 2017

Il y a deux ans, pour ne pas dire trois ans par pudeur de la paresse, je décidais de changer la tapisserie décoration de mon salon. A cette époque devenue lointaine j’avais tapissais les murs avec des morceaux de pages de livres avec de la colle à tapisserie ; une bande verticale couleur naturelle de page un peu jaunie et une bande verticale avec un peu de peinture noire dans la colle à tapisserie. Il y a donc au moins deux ans et peut-être trois ans, peut-être même quatre ans, je retirais tout cela et je laissais les murs nus décidé à changer de décoration. Mais je suis d’une nature paresseuse doublée d’une nature à ne pas finir les choses que j’entreprends, souvent la simple idée de réaliser la chose suffit à ma satisfaction. Un an après avoir dénudé les murs je me décidais enfin de la nouvelle décoration, peinture rouge tendance brique et tapisserie rouge aussi avec impression peau de serpent.

Une fois le matériel acheté les mois sont passés et les mois sont devenus des années et les murs restaient comme ils étaient, nus et moches. Il m’aura fallu connaître un cinq juillet pour palier à cette paresse quasi ancestrale. C’est ainsi que la chronique de mon cinq juillet repose sur de la peinture murale, de la peinture rouge tendance brique. Et chroniquer une journée de peinture c’est chroniquer une journée à retirer les livres des étagères, puis retirer les étagères du mur puis nettoyer les murs. C’est très con de nettoyer des murs mais c’est assez satisfaisant parce que le geste est simple et l’effet visible presque immédiatement.

Souvent lorsqu’il m’est arrivé de regarder les émissions de déco je doutais de la vérité temporelle des émissions parce qu’il me semblait infiniment long de passer à l’action. Mais finalement ce qui est long c’est de se mettre en branle, l’action décorative, la peinture ici, c’est plutôt rapide. Et si je n’avais pas pris le temps de reboucher quelques trous avec un enduit qui nécessite de sécher quelques heures j’aurai fini dans l’après-midi la peinture. Au final je n’ai pu faire que les trois quarts de ce que j’ai projet de peindre, mais demain ça sera fini. Et demain peut-être même que la tapisserie sera tapissée.

Ma chronique de mon cinq juillet c’est ma chronique peinture, ma chronique déco, et ça doit être d’un intérêt très limité pour les lecteurs mais je m’en moque parce que lorsque je regarde le mur je le trouve beau. Le rouge nouveau se marie bien avec le gris ancien. Et surtout enfin passer à l’action après avoir intérioriser le fait de le faire pendant des années c’est très agréable, c’est un immense soulagement et ça me donne la sensation de reprendre le contrôle de mon environnement ce qui n’a pas de prix.

Ma tour de dés ? On en parlera un autre jour. Il reste pas mal de jour à juillet.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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