Tout ça pour ça ?

Publié le 15 Juin 2017

Et tout ça pour ça.

Nous avions dit que l’on ne nous y reprendrait plus. Pas cette fois non. Pas encore. En tout cas je ne sais pas si vous vous l’étiez dit ; moi je me l’étais dis.

Ne pas céder aux espoirs du pire, de la révolution et du changement.

On nous avait agité le drapeau des extrêmes, le risque de basculer dans la … révolution ? la révolte ? la rupture ? La république mise en marche avait agité la promesse du changement.

Tout allait basculer dans le chaos ; belles promesses.

Les extrêmes allaient balayer le consensus ; belles promesses.

Les choses allaient changer parce que des hommes nouveaux allaient émerger ; belles promesses.

Nous pouvions croire et adhérer à n’importe laquelle de leurs promesses de fin radicale d’un monde pour la venue d’un nouveau, dans tous les cas ça allait changer.

Mais je m’étais promis de ne plus espérer la fin et le chaos dans choses.

Je m’étais juré de ne plus y croire et de ne plus écouter les oiseaux de mauvaises augures parce qu’à la fin nous sommes toujours déçus par leurs promesses de cataclysmes.

Et voilà … tout ça pour ça.

La France est en marche. Ce n’est pas un changement, ce n’est pas une révolte, ce n’est pas une révolution. La France va être gouvernée par un président ayant le soutien de son assemblée, tu parles d’un changement, tu parles d’une surprise, tu parles d’une révolution.

La marche n’est pas une rupture, la marche est un déséquilibre contrôler et rentabilisé pour éviter que l’individu tombe comme une bouse sur le trottoir. La marche canalise le déséquilibre que l’on provoque en se mettant sur un pied et en se penchant en avant. La marche ne peut pas être une rupture, c’est la chute la rupture, c’est la chute qui survient quand on fait rupture de la marche.

Politiquement est-ce que ça sera différent ?

Bien sûr que non.

Le libéralisme à l’œuvre dans la nouvelle marche de la France est-il une rupture ? Peut-être que oui si l’on se place dans l’angle de vu restreint d’une vision franco provincial. Mais à l’échelle du monde et des sociétés qui nous entourent le libéralisme à l’œuvre dans notre marche est un facteur presque déjà éculé, c’est déjà une norme, une habitude ; La république en marche n’invente rien, elle n’innove rien, elle ne fait que mettre à jour le wagon qu’elle avait de retard sur une partie du monde qui lui sert de modèle.

Pas une rupture.

Pas une nouveauté.

Embrasser l’air du temps, paraphraser le réel, ce n’est pas source de changement ou d’innovation.

Et les vieux partis se meurent.

Et les partis des extrêmes se meurent.

Et l’abstention demeure.

Et depuis le sacre reculé de mon esprit critique la tentation de la plage est grande. L’envie d’aller mettre dans une urne en sable un bulletin en coquillage. A trop se regarder la politique nous en avons perdu une vision de société.

Mais la plage je peux pas, dimanche c’est vide-grenier, je serai debout, tant qu’à m’être lever autant mettre le bulletin dans l’urne. La place ça sera pour après.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion

Repost 0
Commenter cet article