Oh oracle du désespoir

Publié le 22 Juin 2017

Canicule tes chiens, canicule ta mère, canicule vous tous bien profond les températures. Mal aux mains, aux avant-bras, aux bras, aux épaules, aux coudes et à la tête sous les cheveux ; au crâne sous la tête et à l’âme sous le crâne et à l’essence vitale sous l’âme qui sue comme une truie vautrée dans la pataugeoire que serait mon âme, elle-même dans la porcherie que serait on crâne, dans la ferme que serait ma tête, dans l’exploitation que serait ma tête, sous l’emprise de mes cheveux qui seraient les règles des technocrates de Bruxelles qui seraient à leur tour des hommes et des femmes individuels, comme s’il était possible qu’il en soit autrement. Canicule mercure, canicule de plomb, canicule des chiens et canicules des ailes ; le désir trésaillant est d’autant plus sorti qu’il est très saillant et que les gouttes de sueurs qui perlent à sa surface roulent comme des billes malines qui s’échappent du bois pour s’en aller se cacher dans les terriers sous les taillis. Taisons nous messieurs, taisons nous mes dames, nous sommes partis à la chasse dans le soleil de juin et nous ne pourrons rentrer qu’une fois les poches pleines comme des outres des liquides et des liqueurs et de ce quelques fluides divers qui dorment loin de nous.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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