Un automate dans ta culotte

Publié le 11 Mai 2017

Ni les poils et non l’âge ne l’emportera sous la pluie. Ici la neige, tu tempêtes dans ta culotte comme des héritiers lésés par la plume notarié d’un parent déphasé ; diffusion d’un caractère ostracisant la beauté pas balourde de la pute mignonne qui fait mine du bonheur dans la ruelle sombre déchirée par l’orange dégoulinant des réverbères d’époque. Et je gratte ma graisse, je roule sous mes doigts la pulpe de l’agrume repensant à l’amazone qui chevauché à l’aurore de sa féminité le phallus logé dans la cascade invisible ; tu y reviens encore, l’ancre du corps dans le souvenir, l’autre forme lettré qui s’anime sur tes doigts comme l’enfant qui suit du bout du doigt les formes noires sur la ligne qu’il doit lire ; j’élis l’écran et le pixel mort à la tête de ma mains et sans couper, je hache, des hauts, des lames en bas, la guillotine rédactionnelle qui fera la part des choses pimentées.  

Pas la lune sous les nuages, je devine le soleil et deviens sur la peau la patine de la crasse ; comme l’animal sauvage, j’enroule les herbes folles qui germent dans ma tête, je récolte les mousses et les lichens qui se déploient sur la surface des choses chaudes comme l’endroit où pleur le trou vide du cœur.  

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0
Commenter cet article