Divagations d'une diva morte-née

Publié le 21 Mai 2017

L’auréole est morte. Les mots ne parlent plus. Les points hachent le peuple. Le feu ne brûle plus. C’est la nuit qui se languie dans souvenirs d’antant. Je construis des remparts de souvenirs ; des remparts aux souvenirs. L’écran fume sa clope et il me recrache la fumée dans le visage. Je regarde le couteau à côté de moi prêts à libérer sa lame. Si le peuple est prisonnier c’est que je suis le peuple. Cette idée me paraît la tristesse incarnée. Je bats le cœur de ma poitrine. Je rouvre ma cicatrice pour ne jamais que ma peau se referme. C’est la première image littéraire venant de mon imagination pour laquelle j’ai eu de l’estime. Je pensais déjà depuis la cellule de mon crâne. On n’y échappe jamais, je le savais déjà mais j’en suis toujours étonné. C’était l’histoire d’un homme qui se réveillait sur un charnier au sein d’une usine monde du futur. Le futur c’était du métal partout, il arrachait un panneau derrière lequel il avait des fils et des câbles et il faisait son nid dans cet entre-deux. Après il y a avait une jeune fille cyborg qui avait une cicatrice au bras ou à la main, et lorsqu’elle parlait avec l’homme elle faisait jouer ses doigts dans la plaie comme une enfant qui s’amuse. C’était moi cet homme. J’étais aussi cette fille robot. C’était avant et j’avais oublié ça. Plus maintenant, je m’en souviens. Je pourrais l’écrire un jour cette histoire sans queue ni tête.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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