Quelques jours encore

Publié le 19 Avril 2017

D’ici trois ou quatre tours de cadrant il va falloir aller voter. Derrière l’isoloir il faudra mettre un bulletin dans l’enveloppe puis l’enveloppe dans l’urne. Mais je n’ai pas envie de me faire prosélyte. J’ai juste envie d’aller me coucher et de dormir ; encore dormir. Tout serait tellement différent dans un paysage politique expurgé de figures, de personnes et de personnages. Le jour où nous seront confrontés aux programmes sans l’entremise des personnes qui s’en font les portes étendards et que nous rencontrerons le visage, le nom, le sexe, l’âge, la tête et le corps du président qu’après son élection alors peut-être que le prosélytisme aurait du sens. Mais ce n’est pas dans ce monde que nous vivons ; les noms, les visages, les sexes, des mythologies développées autour de chacun des candidats est un carrousel étrange, un peu idiot et hypnotique qui me font un vrai mal de tête. C’est drôle, c’est l’élection pour laquelle j’ai décidé mon vote le plus rapidement et avec le plus de certitudes, du coup je ne sais pas quel regard porter sur le reste de la campagne, ou plus précisément je ne sais pas quel type d’attention porter à la campagne. Dois-je me sentir indécis et me décider dimanche matin seulement parce que l’on nous joue le grand registre de la communication jusqu’à vendredi ? Ai-je le droit de fermer les yeux et les oreilles sans me sentir mauvais citoyen ? Puis-je m’en foutre ? Faut-il arrêter de réfléchir jusqu’à lundi matin ?

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion

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