Poésie en dehors de l'oeuvre

Publié le 7 Avril 2017

La théorie des cordes à la peau du ventre bien tendue. Lorsque ça commence comme cela je sais que l’on se vautrer dans l’erreur poétique et dans les jeux des mots un peu trop faciles qui falsifient la face voilée de la science usurpée de la prose. Je pose ici l’usure des mots sciés ; à droite l’embranchement de la forêt où verdoient des rimes esseulés et la prose langoureuse qui n’a pas perçu la présence métallique de la scie sur sa branche. La frondaison des établissements façonnés par les forces naturelles forge face à moi la frontière bien palpable d’un horizon très blanc. J’aurai besoin d’une arme à feu, d’un fusil ou d’un missile balistique pour maculer la ligne clair de cette oraison horizontale d’une tâche noire en guise de point de fuite.

J’accélère, l’heure tourne, le ventre vide creuse une ride affamée qui me pousse hors de lui vers un hors de moi pour dévorer le hors-d’œuvre. Non mais sérieux ? Hors-d’œuvre, en dehors de l’œuvre j’use et utilise le mot depuis la nuit de mes temps et ce n’est qu’aujourd’hui, qu’à cet instant précis, ce vendredi 07 Avril 2017 que je réalise le sens littéral du terme. Un hors de l’œuvre ? Vais-je donc en faire mon entrée en matière poétique ? J’ai envie de pouvoir dire que je suis un poète hors-d’œuvre.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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