Chronique de l'instant

Publié le 3 Avril 2017

Voilà le point de départ. J’ai posé devant moi les outils. Il un couteau dont la lame replié sur le manche et dont je me délecte du claquement sec et un peu gras lorsque le ressort déploie la lame dans un mouvement de cinéma. Il la ma tasse à café vide qui m’a laissé ce goût d’y revenir ; je regarde dans le fond de la tasse et je n’y vois qu’un avenir que je ne sais pas lire. Il ya le porte-monnaie de cuir qui commence enfin à porter la patine du temps ; il contient les quelques pièces qui me feront tenir jusqu’à la fin du mois. C’était il y a déjà trois jours la fin du mois ? Alors je vais devoir tenir avec ce pool de pièce jusqu’au revenu du RSA. Il y a la facture que j’ai outragé d’un dessin de fille nue au marqueur pour faire semblant de m’en moquer et ne supposer que ce n’est que du papier. Il y a les pièces cuivrées qui se cumulent sur le bureau parce qu’elles sont belles, propres et que même elles ne peuvent pas combler les manques de la fin du début du mois. Il y a les lamelles de papier, celles qui couvrent les zones autocollantes des enveloppes que je garnis des objets que je vends et que je renvois par internet. Dans mon dos le soleil tourne et rempli enfin la pièce de manière directe. Il y a encore tant de chose qui jalonnent le bureau de mon quotidien et que je vais devoir ranger parce que je suis sûr que parmi eux il y a les freins et les entraves.

La chronique d'un bureau de l'instant

La chronique d'un bureau de l'instant

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Pictogranimation

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