Le sacre de ma prose dans une forêt idiote #publicitémensongère

Publié le 21 Mars 2017

Le sacre du cinéma est un cénobite aveugle qui beugle ses répliques dans l’ouvrage électronique des diableries sans nom. Car s’il avait eu le nom du diable au bout de sa langue aveugle sans plisser un sourcil à ses yeux de démon écervelé il aurait plongé le monde dans la ruine immonde de ses partisans dévoyés.

Non je ne ferai pas de sacre de cinéma aujourd’hui. En tout cas pas ici car j’ai de la pudeur et je réserve ma meilleur plume à l’orée différente d’une ailleurs aux dorures incertaines. Le cinéma et le culte de ses morts c’est une griffe d’acier sur le sac à main d’une ballerine au plastique nasal déposé avec soin.

Son enfant est féline, son papa est la nuit ; dans la rivière pastelle des couleurs acides je regarde mourir ce monde qui n’a pas encore eu le temps de naître. Il n’y a que les cervelles androgènes scellées entre des plaques de verres fins qui peuvent pondre de pareils crépuscules. C’est mon plan diabolique, ma visée respiratoire, c’est l’entière dévotion d’un projet forestier que d’abattre à mon tour une trouée pour percer la frondaison verdoyante de ma perspective nouvelle.

Et s’il n’y a rien de nouveau, comme il n’y a pas de sacre, et s’il n’y a rien de beau ni de sacré dans le flot de ma prose, si tout ceci n’est qu’une danse mauvaise sur la chanson hérétique d’une bouche de femme fissurée avec une voix de fausset je me moque volontiers d’être pris au sérieux.

Je sais que l’homme est mort et que l’enfant a vécu. Sous le tombereau de pierre de la lapidation qui me sera réservée j’irai flinguer l’homme que je suis dans l’instant pour qu’advienne le prochain qui se préserve en moi.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Prose, #poésie

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