La loi du silence

Publié le 20 Mars 2017

Mon silence a été long.

Celui des mots. Celui de mon être. Le silence d’une présence ; d’un être au monde tel qu’un être à soi.

Mon silence a eu le goût d’un naufrage. Le goût navrant d’un Titanic de l’ego faisant ouvrage d’échec sur l’iceberg de sa prison.

Comme le silence je suis brisé.

Comme les entraves je suis brisé.

Comme le vent qui caresse la surface verdoyante du printemps je suis brisé.

Mais surtout je reviens.

Comme un fœtus mort nés je revis ; mais avec plus de panache que lui et moins de respirateurs artificiels.

Je connais les ficelles pour avoir réfuté la corde du pendu.

Mon silence a été long, pas comme ma bite.

Mes mots faciles vont gicler à la face du monde, comme mon foutre.

Ensemence ma semaine d’une verve printanière.

Pourvu qu’éclosent les boutons des chemisiers des femmes d’étés et des fillettes du printemps.

Adieu les hommes de l’hiver car aux dieux des ivresses j’irai trahir la saoulerie des pollens.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un autre

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