Divagation du midi

Publié le 1 Mars 2017

Défi facile, juste un délire sur des filles défilent, juste un jus, quelques sucs et ces filles dont je dis qu’elles sont faciles lorsqu’elles alignent les fils dans leurs vêtements et les pas sur les trottoirs qu’elles arpentent comme des podiums.

Il n’y a pas de débat, seulement des filles filiformes, de ces femmes que l’on pose volontiers sur nos genoux comme on insère un filigrane sous la peau pour marquer son appartenance. Ce n’est pas une question, ces filles là il les a dans la peau.

Schizophrénie frénétique, lui et elles dans la même peau, bien au chaud entre la chair et le monde ; croyez moi c’est biblique bien sûr, ce sont des filles de bibliothèque que l’on épingle dans de gros ouvrages et que l’on fait sécher, nues, coincées entre des pages qui sont encore vierges, pas comme elles.

C’est là la vielle rengaine du poète qui piétine les fleurs coupées qui jonchent le passage des muses ; le registre éculé maculé de poussière est ouvert à la page des petites culottes comme antiquement la Redoute l’était avant lui.

C’est dans le hall d’un hôtel fréquenté par les mites, trop pouilleux pour prétendre être un lobby que l’auteur bien nommé rencontre ses commanditaires. Il cultive commandes et contre-commandes tout en construisant le cornac mécanique, pantin éléphantesque à qui il va confier les rênes de sa bête sauvage.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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