Chiner sa bibliothèque - saison 02 - épisode 05 – Dépravation nihiliste d’une génération X dans ma bibliothèque

Publié le 28 Mars 2017

Lorsque le livre American Psycho a été édité j’avais 14 ans et je ne lisais que des magazines de jeux de rôle et de magazine de jeux vidéo. Pour que j’ouvre un livre il fallait qu’il soit au programme scolaire et je doute qu’à cette époque ma prof de français du collège ou du lycée puisse avoir l’idée de nous faire étudier le livre déjà culte de Bret Easton Ellis. Aujourd’hui peut-être que l’on étudie American Psycho au collège, c’est peut-être le cas, je m’en fous, aujourd’hui plus rien ne m’étonne.

En 1992 lorsque le livre est arrivé en France je me souviens ne l’avoir pas lu. Je me souviens aussi que ce livre avait fait grand bruit et que très vite le cynisme exacerbé, la violence et la pornographie qui sont logés entre ses lignes lui avait taillés un costume d’oeuvre culte sur mesure. Et si je ne lisais pas j’entendais régulièrement mes amis cultivés faire l’éloge de ce livre. Ils lisaient cet ouvrage pour que l’aura sulfureuse du lire retombe sur leurs épaules adolescentes et rebelles. Mais je n’ai pas lu le livre. Pas à cette époque en tout.

J’en connaissais l’existence, j’en connaissais la réputation, je connaissais le nom de Patrick Bateman mais je ne l’avais pas lu.

J’ai rencontré American Psycho lorsque le livre a été adapté au cinéma puis que le film est sorti en DVD. Cette fois j’étais plus grand, plus mature et sûrement mieux préparer à recevoir l’œuvre. C’est à partir de là et de la performance de Christian Bale que je suis allé vers Bret Easton Ellis et que j’ai lu pour de vrai American Psycho, à rebours de mon temps puisque je l’ai lu plus de dix ans après sa sortie.

Il y a quelques matins de cela je chinais dans un vide-grenier de fin d’hiver parce qu’il était encore en salle. Sur le stand d’une jeune femme je repère les petits supports qui me permettent maintenant de présenter les livres et les jeux. Cette jeune femme me vendait les cinq supports pour 50 centimes. C’était en soi une bonne affaire et c’était donc une bonne raison de m’attarder sur son stand. Parterre dans des cartons elle vendait des livres. Alors que je baisse pour fouiner j’entends qu’elle annonce à d’autres clients qu’elle vend ses DVD à 20 centimes. Je sens que sont but c’est de faire le vide et qu’il y a sûrement une bonne affaire à faire.

Dans les cartons je sors quatre livres de Bret Easton Ellis en format poche. Il y a bien sûr American Psycho qui semble n’avoir jamais été ouvert. Un autre pavé de l’auteur, Glamorama sorti en 2000 et deux autres ouvrages plus petits (par la taille) Moins que zéro, le premier roman de Bret Easton Ellis publié en 1986 et Zombies. Je tends les livres à la vendeuse en lui demandant le prix et je suis un peu déçu lorsqu’elle me répond 2 euros. Tout est relatif, 2 euros pour quatre livres quasiment neuf de Bret Easton Ellis c’est un beau coup de fusil pour le projet chiner sa bibliothèque. D’autant plus que sur les quatre je n’en ai lu qu’un seul. Voilà l’occasion m’est offerte de réparer cette erreur de culture littéraire.

Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros
Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros

Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros

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