Chiner sa bibliothèque #HorsSérie : récolte dans le garage

Publié le 26 Janvier 2017

Stéphane Mallarmé, dans un livre de poème que les auteurs, les éditeurs aiment trop souvent appeler : poésies, au pluriel parce que la poésie est toujours plus qu’elle-même, plus qu’une aile, plurielle et oui elle l’est. Mais le livre lui est petit comme un de ceux que l’on emmène dans sa poche à la mer ou sous la neige, un petit livre dense, doux qui valait 35 francs en 1989 aujourd’hui le livre pèse pour le poids des poèmes de Mallarmé comme si l’auteur ne s’était pas armé avant d’écrire.

Alfred de Musset à fait comme Mallarmé, à moins que ce ne soit son éditeur qui décida un jour de 1941 de titrer ce recueil très prosaïquement Poésies. 1941 et à Paris on éditait encore de la poésie, sûrement pour contrer les bruits de bottes, ou comme les autruches pour croire que rien ne changeait. Je ne connais que trop peu la poésie d’Alfred de Musset, mais cette ouvrage un peu petit, un peu serré de n’invite pas à m’y plonger, tant pis, la belle date et la poésie me pousse à le collecter.

Je ne peux pas dire que je connaisse mieux Saint-John Perse, sauf que lui son nom porte pour moi le goût épique de l’exotisme, de cette forme indistincte d’esprit instinctivement large, incernable mais poète et littéraire, l’esprit d’un intellectuel avec ce que j’éprouve d’admiration pour ce que je n’en connais pas mais que je perçois. L’impression, c’est ce qui me porte, l’emporte, et je suppose qu’il mérite son prix de littérature nobélisé. Et puis là c’est la collection Poésie/Gallimard que j’aime voir, avoir et lire alors cette fois je vais le lire avant de le ranger. Et pour cette fois le recueil ne se limite pas à se nommer poésies ou poèmes, il s’appelle Vents.

Et l’autre d’où me vient-il, qui est-il ce poète Michel-Ange ? Je le connaissais artiste, total, complet, sculpteur, peintre, dévot et impie, je connais le génie, je géant, un monstre sacré que l’on a sacré comme l’art de son temps et l’art d’à travers les temps. D’où me vient cette édition encore en Poésie/Gallimard du recueil que l’on appelle Poèmes ? Je ne sais pas, il est là et j’en suis heureux.

Que faisaient ces livres dans mon garage c’est le mystère, maintenant ne les cherchez plus ils seront dans ma bibliothèque chinée.

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