Ni la queue ni la tête

Publié le 20 Décembre 2016

Le monde est le monde parce qu’on peut le voir sur Facebook et sur l’autre revers de médaille. Alors que le monde est le monde, moi je ne suis pas le monde même si comme lui je suis visible sur Facebook et que j’ai des revers mais pas de médailles. Lui et moi nous ne sommes pas les mêmes, et pourtant nos yeux sont traversés de mèmes comme des métastases qui s’installent par nos neurones dans les tâches d’arrière plan. Sur le feu, dans la poêle, les légumes fondent dans un esprit d’Asie assez odorifère. Dans la télévision les terroristes et les nazis se partagent l’échelle de Jacob dans une ironie paradoxale. On y joue encore le jeu et en arrière plan l’autre jeu patiente avec l’espoir que je vienne y vider un peu de soda et de jus de crâne macéré dans le sang. Sous le sapin mort je fais chauffer l’air et je laisse infuser le temps d’une invitation, d’un restaurant pour restaurer mon temps qui passe sous les yeux d’une serveuse, d’un bovidé ou d’une cliente ; pour une fois que ce n’est pas moi le client qui tourne dans sa voiture en attendant minuit je ne vais pas me priver, comme le détective.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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