Heuristique sa mère

Publié le 14 Décembre 2016

Un petit carré, gros comme un cluster informatique cache la forêt où tu penses te perdre. Mais ce n’est pas de la forêt qu’il faut se méfier car c’est dans le ventre des vers, immenses et gloutons ils ont ingurgités plus de quarante mots et un nombre sans calcule d’âme, ou d’esprit pour les matérialistes. Tu traines à l’orée de tout, et tu t’écrases sur les arbres comme les vagues, l’écume et la brumes qui se brisent sur la roche des falaises. Ton esprit n’a rien arboricole pour deux sous, ni pour un cluster, et pas une seconde tu ne doutes de la peur, frondaisons et racines. Alors que c’est par delà l’horizon et en dessous de la peau que se déchirent les limbes et que se nouent les neurones ; la forêt est un leurre et sous la piste des sentinelles la malédiction malaxe ton dieu et mes déesses. Rien ne restera hormis le reste, l’infecte et l’odeur putride des profondeurs prisonnière de tes limbes. Je le sais, je me répète, et je le ferai encore une fois ou dix ou mille jusqu’à épuiser les étoiles dans le ciel et picter la prairie de filaments dorés luminescents qui ondulent dans le reflet du vitrail.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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