Divaguer le soir la nuit

Publié le 13 Décembre 2016

Le crépuscule idiot qui vient quand tout le monde meurt. Une par une les personnes disparaissent, pluie de balles qui font craquer les crânes, coups de couteaux qui shlassent dans la bidoche dans saintes nitouches, et bien sur le feu sacré des explosions qui ravagent la peau, le feu dans le sang. C'est le final, comme les nuits des jours fériés on tir le bouquet sous les yeux incrédules des figurants dans la foule et les étoiles tombent. Crépuscule des idiots, crépuscule des idoles, crépuscule des crapules et bientôt la nuit sera tombée. Les corps en trombes rentreront dans leurs tombes à la jouissance des fossoyeurs qui il n'y a pas si longtemps se masturbaient sur des photos de Charlize Theron bien vivante. Le crépuscule ne devrait jamais permettre à une espérance de survivre, le crépuscule devrait toujours s’éteindre sur un fondu au noir dans lequel les héros meurent comme les espoirs. Demain rien, le crépuscule devrait être l’apocalypse qui rougeoie sur l’horizon avant de fondre sur nous, eux, vous, nous emporter pour une nuit éternelle ; alors dans cette perspective chaque aube est un échec sans retour. Dehors il fait nuit, je sais où je suis, et j’y resterai jusqu’à demain.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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