Une tête pour une balle

Publié le 4 Novembre 2016

Le corps donnait dans la silhouette humanoïde, disgracieux et dégingandé. Le lieu du crâne n’était pas une tête, mais plutôt une lampe, un globe lumineux, un orbe biologique qui irradiait d’une lueur blanchâtre. Pareille à une poupée désarticulée la silhouette titubait, des bras ballants se balançant dans la continuité de ses épaules tournées vers le sol. Mais c’était tout qui rappelait ce pantin organique et mécanique vers le sol de la salle. C’était les effets de la gravité alpha. Le câblage chaotique qui traversé le trou dans le sol positionné en guise de sas ou de porte, faisait penser à un intérieur de femme, un utérus mécanique, un vagin métallique irrigué par les tubes non catholiques qui transporter fluides, lumières et énergies comme un cordon ombilicale. Sauf que la poupée cahotante et ondulante errait sans retenu à la matrice originelle ; elle n’avait avec qu’elle qu’une ressemblance de nature. Lorsque le globe organique brille, ne brille pas, brille, irradie et vacille on a la sensation que l’on peut voir l’intérieur de la chose et si les choses possédaient une beauté intérieure cette créature la révèlerai sans pudeur. Aurait-elle alors aussi une conscience ? Une pudeur ? Une existence et un sens à sa vie ? Elle ne recevrait qu’un coup de fusil en guise de réponse.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #SF, #ébauche

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