Les marionettes de Nina

Publié le 20 Novembre 2016

Nina pêche des corps, des cadavres et des restes, organiques et animaux et quand il manque des pièces alors Nina invente, plusieurs personnes ventent ses mérites dans l’art d’improviser, mais ne vous y trompez pas Nina est douée, elle sculpte, forge, modèle, le bois, le métal et la porcelaine quand il s’agit de faire jouer ses doigts sur le fruit maudit de son hobby. Ne vous demandez pas ce que Nina fait, elle construit des marionnettes aux dimensions d’êtres vivants, des animaux, des enfants, des adultes. Et quoi encore ? Ce qu’elle préfère c’est le mélange contrenature comme ils veulent bien l’entendre, mais elle ne s’y trompe pas Nina, ce sont eux qui se trompent, sinon pourquoi viendraient-ils à elle quémander le fruit brunâtre de son talent ?

Quand elle a fini Nina elle met ses œuvres sous cloches, des cloches en métal et en  verre, parfois sont insérées des gemmes qui luisent et brillent comme si elles suivaient le grésillement énigmatique qui remplit l’air sous les cloches. Oui, quand elle a fini Nina conduit ses marionnettes le long des couloirs des égouts qui mènent à sa galerie des cloches. Elles sont là par dizaine les chimères que Nina ouvrage en coutrière du néant, tête de chèvre, corps de femme et de longs membres métalliques qui se termine par de sabots de bois. A coté un visage de porcelaine peinte trône sur un corps de fillette en décomposition relié par des tiges métalliques à des pattes de cochon. La galerie des cloches empeste la chaire morte et la vermine qui grouille mais ça Nina elle s’en moque parce qu’elle sait que la mort n’a qu’un temps.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr

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