Le chant des sirènes

Publié le 6 Novembre 2016

Pour une architecture du hasard ils étaient cent, peut-être cinquante voir un peu plus à me visiter. La vierge après moi c’était de la pisse de chat qui coule dans les latrines d’un château fort. Et pourquoi bon ? Pas pour moi sûr, pas sûr que ce ne soit pour moi, mais l’autre, elle, lui, le chanteur, la poupée de chiffon ou l’autre mièvre ; j’aurai aimé que mièvre soit l’anagramme de vierge, mais je suis déjà trop mauvais en orthographe pour écrire les mots dans le bon sens, alors réarranger les lettres je laisse cela aux super héros. Je ne m’aventure qu’à réarranger le sens et même pas le commun, je mesure trop étroit d’épaule pour ça, moi je réarrange seulement l’interstice, l’entre deux, l’espace en creux entre deux signes ; si j’étais magicien je détiendrai le sortilège de modifier les vides entre les atomes pendant que d’autres magiciens, cape et assistante sexy eux s’occuperaient des atomes eux-mêmes et de la matière, brute de réalité. Ils étaient si nombreux hier que je n’ai rien vu venir, pas plus que je ne les ai vus repartir d’ailleurs, j’en reste le même sans bouleverser les habitudes, juste un œil qui pousse dans le derrière de l’épaule pour regarder dans le dos le crépuscule que laissent ceux qui ne sont plus là, jusqu’à ce que le ressac les ramènent tous ici et puis le sable et puis l’écume et les notes éraillées et les bouteilles de mer, la pollution et quelques sirènes étrillées.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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