Fugace comme l'espoir de ma poésie

Publié le 1 Novembre 2016

Je est allé et je est revenu ; les poches vides sauf de ses vents, de ses pets et de tout l’air de rien.

Je nage dans un trou d’eau bleue une petite brasse.

Liminaire je est resté d’un aller retour sur la rive. Et moi ? Je l’ai suivi.

Évidemment, cette éminence en références grises à fait descendre quelques organes, le ciel à tonné et d’un rideau d’eau de fer l’herbe fut mouillée.

Préliminaires incestueuses, à l’épaule d’une sœur où à l’aine de l’autre, il y a une sœur assise sur le coussin fragile de plumes imberbes et de coton culotté.

Des paroles échangées sur des nombres retournés, nous ne parlions de rien et elle, elle riait de tout, elle détournait la tête et levait ses bras sous le luminaire.

Elle regardait sa sœur, moitié d’elle utérine, et la lumière artificielle coulait comme la pluie, ça révélait des auréoles de cœur sous sa poitrine battante.

Je est allé et quand il est revenu, elles s’étaient enfermées à bras rabattus sur le pari gâché d’une seconde intimité.

C’est la charge héroïque contre le temps perdu, je croyait que c’était encore possible, impassible elle lui offre un dernier espoir.

Sous la jupe de dieu, la candeur en cascade révoque la pudeur.

Je spectateur marie les fils alloués d’un tragédien aux aiguilles d’Épicure.

Dévoilement, une image, une vérité, une pudeur qui s'envole et qui se donne à voir en mots crus et sincères.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #érotisme

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