Félicitation Monsieur Trump, c'est toujours la démocratie qui l'emporte.

Publié le 9 Novembre 2016

Le jour d’après, au réveil nous y sommes. C’est Donald Trump qui remporte l’élection présidentielle aux États-Unis. Devant les écrans je regarde les gens outragés, outrés, offusqués nous expliquer l’erreur, le problème et exprimer une forme de condescendance intellectualiste pour ces américains qui ont votés en dehors de la bonne façon de penser. Qu’elle était la bonne façon de penser ? Sans ironie je ne la connais pas, mais à priori ce n’est certainement pas celle de Donald Trump, pas celle de ses électeurs non plus.

La démocratie doit-elle toujours accoucher de la bonne idéologie ? De la seule idéologie ayant obtenue la carte ? Mais la carte de qui ? Le monde appartient-il aux intellectuels, aux penseurs et aux idéologues ? J’en doute parce que cette race là est en voie d’extinction. Ne pouvons nous pas nous réjouir de l’acte de démocratie, se réjouir d’une élection qui se déroule selon ses propres règles et qui au final exprime la volonté émisse par la majorité du peuple souverain ?

Bien sûr que non, personne ne veut écouter les voix émissent par la doxa parce que personne n’est dupe, les gens sont cons et d’instinct personne n’a envie d’écouter la voix des cons. Pourtant la démocratie offre à tous les cons et à tous ceux qui sont les cons de quelqu’un d’autre l’outil de son expression idéologique.

Devrait-on le leur reprocher ? Non !

Devrions-nous nous réjouir que la voie du peuple puisse se faire entendre ? Oui !

Vote de colère ou de contestation ? Bien sûr que non, bien sûr que oui peut-être bien, mais ça n’a pas de valeur de jugement, la démocratie est un outil qui permet au peuple d’exprimer la valeur de sa ferveur élective. Réjouissons nous que la démocratie fonctionne. Et si les pays sont peuplés de cons, ou avec plus de modération, si les pays sont peuplés de personnes dont les idéaux, les volontés, les envies ne coïncident pas avec les valeurs, les volontés, les idéaux des classes dirigeantes alors réjouissons-nous que la démocratie permettent d’accorder le peuple, corps de la nation, avec sa tête incarnée par les classes dirigeantes.

Je ne partage rien avec les ambitions et les volontés de Donald Trump. Mais il a joué en respectant la règle du jeu démocratique, au moins à peu près autant que son adversaire et ce matin je n’arrive pas à comprendre et entendre les postures outrées devant sa victoire démocratique. Des élections fantaisistes, faussées, truquées, facétieuses et fallacieuses qui méritent nos outrages et nos contestations idéologique il y a en a beaucoup qui devraient passer avant l’élection de Donald Trump.

Bien sûr ces postures névrosées devant le résultat d’une élection légale nous renvoient à notre propre destin électoral. Cela nous rappelle à quel point aucun de nos hommes politiques n’est en mesure de prendre en charge les cons. Bien entendu c’est une mauvaise tournure de phrase, car je sais bien que tous les politiciens prennent en charge les cons et leurs discours en dehors du cadre du bien penser. Mais ce que je veux dire c’est que je n’entends jamais aucun politicien d’ici nous annoncer comment ils vont s’occuper des cons et de leurs idées, comment ils vont évangéliser les idiots, les cons, les mals pensants, les mauvais pensants, avec la sainte pensée unique. Parce que derrière ou devant les réactions outrées devant l’élection de Donald Trump c’est bien de cela dont il est question. La bonne pensée, la pensée politiquement correcte et l’évangélisation de ceux qui pensent hors de cette norme.

Toutes les pensées en dehors du cadre de la bien-pensance ne sont pas bonnes je n’ai jamais dis ou supposé cela, mais toutes les pensées hors du cadre de la bien-pensance sont légitimes à être pensées, exprimées et même légitime d’exister. Vos réactions, les réactions, ces réactions m’attristent parce qu’elles se dérobent de leurs enjeux centraux qui opposent la pensée unique et les pensées marginales laissant ainsi croire que la pensée unique est bonne parce qu’elle dénigre les pensées marginales. Or cela nous écarte de la réflexion, des débats, de la construction d’une idéologie qui ne soit pas une pensée unique mais un cadre à l’émergence de pensées plurielles.

Je sens bien que le rhume et le froid du matin grippent un peu les formulations de ma réflexion qui n’était pas une réflexion au matin mais une sensation, un ressenti devant mes écrans. Je vais donc aller prendre un café, un Doliprane et écouter le monde bruisser en activant mes neurones non pas pour mieux réfléchir mais pour réfléchir plus en profondeur. Et excusez-moi de ne pas m’étonner du fruit de la démocratie.

Félicitation Monsieur Trump, c'est toujours la démocratie qui l'emporte.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Trump, #Electionamericaine, #DonaldTrump, #USElection2016, #Réflexion

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Commenter cet article

nicole 09/11/2016 10:37

il est fort l'auteur de cet article