Lui et moi, d'auteur à soi et l'autre

Publié le 14 Octobre 2016

Un jour j’ai écris un personnage et j’étais trop con pour remarquer qu’il était moi, que c’était moi, lui est moi et moi être lui. Ce qui est dommage c’est que j’ai fini par arrêter de l’écrire. Alors je n suis plus sûr de savoir si je suis toujours lui ou si nos lignes de textes ont finies par dévier au point de nous rendre dissemblable. Si je le cherche je le trouverai sûrement en voiture le long d’une rue ou tapinent encore quelques irréductibles avec qui il va s’offrir quelques mensonges à se partager dont il tartinera des pages d’hier. Alors que moi je n’y serai pas, ailleurs je continuerai de mener une vie de démiurge, plus demi dieu ivre que véritable omniscience. Et si je ne suis plus lui, s’il n’est plus moi alors qui est-il ? Et moi, reflet sans source que suis-je devenu ? Un lapin dans un miroir sans tain ?

Je n’y crois pas, il est toujours moi et je suis toujours l’auteur de lui ; il n’y a qu’un chapitre qui dort recroquevillé sur des pages pas encore massicotée sous mes cheveux longs. Nous sommes ce savant mélange d’avance et de retard là où le présent n’est qu’une erreur de concordance, qu’un point de fuite pour des réalités contraires qui s’aspirent au même horizon depuis la même grotte. Il n’est plus là sauf dans les lignes, sauf dans mes livres, sauf dans mon crâne à tisser ses filets de neurones accablés pour capturer des fées, des papillons et des déesses à peine mûres comme les fleurs cueillies à l’aube de leur jeunesse dans la genèse élégiaque d’une beauté à peine déboutonnée.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #écrire, #poésie

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