Chiner sa bibliothèque #37 : Le charme désuet de la science-fiction

Publié le 19 Octobre 2016

Blade le voyeur de l’infini, le titre porte en lui l’esprit légèrement suranné de ma science-fiction des années soixante dix. Où va Richard Blade, voyeur de l’infini ? Dans quelles « dimensions » le cerveau sans âme de l’ordinateur peut-il le projeter ?

Dans quels mondes passées ou à venir ? Dans quels univers inconnus jusqu’alors ? Blade, un homme fait de muscle, de sang, de sexe et d’intelligence. Blade, sera-t-il le jouet humain de la machine qui l’envoie combattre les monstres terrifiants, les déesses sauvages et perverses d’un monde d’ailleurs ?

Comprenez que ce pitch en quatrième de couverture ne peut pas me laisser indifférent. Le texte respire et suinte cet ambiance de science-fiction décomplexée qui plait tant à mon esprit. Toujours en quatrième de couverture ; D’un des canons bleus, un rayon blanc aveuglant jaillit dans la tête du guetteur … Blade sentit qu’ils aillaient mourir … Puis il vit le monde se dissoudre autour de lui, dans un déferlement de douleur atroce … Blade sentit l’approche des Consacrés de Kano. Il releva la tête et regarda autour de lui. Arllona, entièrement nue, était, comme lui, écartelée sur un cadre de bois. Préparés pour le sacrifice … je ne suis toujours pas sûr de savoir pourquoi mais le pulp me fascine et me plait autant mais j’aime ces aventures héroïques et populaires avec leurs doses d’érotisme et de déraisons rationnelles. Ce moment où le roman passe dans un ailleurs improbable qui est libéré de jugement de valeur, ici les dimensions X où se retrouve envoyé l’agent Blade sont générées par un super ordinateur.  Mais ce qui a d’abord retenu mon attention pour cette série de roman ce sont évidemment les visuels des couvertures. Femmes lascives, exotisme dimensionnel et signes tangibles du futuristes. En chinant dans ce carton j’envisageais d’abord de prendre ces romans pour n’en conserver que les couvertures à titre décoratif. Mais en découvrant ces accroches en quatrième de couverture j’ai soudain eu envie de les lire, percevant aussi le potentiel rôlistique que l’on pouvait puiser dans les textes pour donner ce souffle pulp que je recherche à mes parties.

 

Je m’étais penché sur le carton de livre, il y avait Blade mais il n’était pas seul. D’autres romans aux couvertures transpirant elles aussi l’outrage d’une science-fiction décomplexée étaient enfouis là. Leur titre n’est pas très évocateur, JAG, mais les illustrations parlent, ainsi que le fait que ce soit Gérard de Villiers qui présente la série, comme avec Blade. La quatrième de couverture encore une fois fini sa conquête de mon envie ; l’univers se rétracte. La Terre est condamnée. Le temps de l’Après Civilisation est venu. Celui de l’obscurantisme, de la férocité, de la violence. Pourtant, il faut bien survivre en attendant la Grande Déflagration. Parce qu’il a la vélocité du Jaguar, on le surnomme JAG. Car seul un véritable fauve peut subsister dans ce nouveau monde sauvage. Une série de roman de science-fiction post apocalyptique : bam ! J’ai dis ici mon amour des mondes d’après. Un jour je raconterai comment j’ai eu ma première révélation post apocalyptique en lisant un article sur le jeu de rôle Gamma World, le versant post’apo du grand ancêtre Dungeons & Dragons. Un autre jour aussi je parlerai du jeu de rôle très contemporain même s’il est empreint d’esprit vieille école qu’est Planète Hurlante. Et en parlant de ce jeu de rôle, je parlerai de JAG parce rien qu’en lisant les pitchs j’ai vu des scènes à inclure dans ce jeu, où des scènes pour lancer des parties de Planète Hurlante. Je suis ressorti du carton avec six livres, trois Blade et trois JAG. Au départ la vendeuse en voulait 2 euros pièces mais j’ai pu repartir avec mes six ouvrages pour 4 euros.

Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.
Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.
Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.

Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.

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