10 mètres de ruban adhésif

Publié le 6 Octobre 2016

Dans un temps avant l’hiver.

S’il y a plus mauvais poète que moi ce sont bien les poètes. Et si je n’en suis pas un c’est sûrement que je le suis. 

Avec un toit entre dieu, la pluie, le hasard et moi.

Avec des portes, ouvertes et fermées, avec les murs du cloître qui n’en ai pas un.

Un peu de terre sous les chaussures.

Et le chien mouillé sur son coussin.

La cheminée est froide et la lumière électrique.

Il n’y a rien de plus, et la tété qui parle froid et la peur au ventre dans le chaos ; conducteur émotionnel bourré qui étale ces merdes sur le bureau comme un le chauffard laisse des os, du sang et de pare-chocs derrière lui. Carrosserie froissée sur le dos du poissard. 

Je me souviens de mes origines indiennes, la marche dans la nuit et les nuits sous le tipi et pour conjurer l’esprit mauvais des augures noires je raye des citations dans les dictionnaires de citations en espérant pouvoir expurger la réalité de la glose d’un foutre suranné sur une banquette arrière.

Je pourrais devenir un vieux fou. 

Peut-être quand je serai vieux ; d’ici là je reste un fou. 

Et alors je n’ai plus froid et si ce n’est pas de la peur c’est de la fougue. 

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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