Pour une fin à la Ed Wood

Publié le 4 Septembre 2016

Un cou dans la bouche ; sueur sur le front.

Le vent souffle. Dans le dos et il remue les manches de sa chemise.

La fumée s’échappe de la cigarette, elle prend la suite de l’air et s’envole devant lui.

La cendre tombe. Silence.

Une goutte perle ; front humide mais personne ne le voit.

Il est seul.

Encore une caresse dans son dos ; air ventilé.

Un génie dort dans une lampe mais il faut une loupe pour le remarquer.

Pas un seul ronflement.

Le chien dort comme mort ; les chats ça ronronnent et ça gâchent tout,  surtout l’amour des femmes. Au moins les chiens dorment en silence et meurent peu souvent.

La mort rôde pourtant autour du chien, il tire sur sa cigarette et goûte à l’ironie.

Son chien ne fumait pas ; jamais. Toujours une vie saine.

Les chiens ça amen. Il fallait s’en douter.

Lui ne ramène rien, à part une fille de temps en temps, mais il n’y a pas de chats alors elles ne restent pas.

Implacable. Et il s’en félicite.

La cigarette rougeoie ; misérable effet pyrotechnique.

La télé bleuie le mur ; misérable effet numérique.

C’est une vie sans trucage, ou alors à la Ed Wood.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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