La forme des livres dans les mains

Publié le 18 Septembre 2016

Journée du patrimoine et je sors de la visite des archives de la ville d’Orange. Et maintenant j’écris, du papier numérique et du clavier de plastique, mais comme si je devais en douter, je réalise que j’aime les vieux papiers. Je ne sais pas si ce doit être évident pour tout le monde que l’écrivain aime le papier. Je ne sais même pas  si ce doit être évident que l’on doit tous aimer le papier parce qu’il porte la nature de notre histoire.

J’avais un sentiment empirique à ce sujet, et depuis que j’écume avec plus d’assiduité les vide-greniers je commence à comprendre que j’ai pour le papier un attachement particulier. Je dis papier c’est idiot, je veux dire pour les traces écrites que ce soit sur papier, toile, carton, vélin, parchemin et tous les autres supports envisageables. Et là, en sortant des archives je comprends que je suis sensible à la matière qui porte nos écrits.

Je ne crois pas éprouver une émotion  rétrograde, je ne suis pas militant d’un éternel retour aux supports palpables ; mais je ressens de la tendresse et de l’émotion devant le document qui transporte la trace écrite. Sûrement parce qu’il est une forme de dépositaire d’une écriture dont le contenu littéraire peu me touche, mais aussi parce que le document en tant qu’objet concret, que support physique, est porteur des traces d’une vie, d’une sous ou sur histoire qui vient s’ajouter à l’histoire littéraire.

Aujourd’hui c’est sûr. J’aime les vieux documents, qu’importe leur contenu d’ailleurs. J’aime regarder un document comme on regarde un paysage, une ville, une ruine, et m’imaginer son histoire en remontant le fil de ses aspérités et des actes humains qui l’on façonnée.

Un jour sûrement je viendrais à imprimer tous mes mails.

Un  jour moins sûr je viendrais peut-être à imprimer mes blogs.

La vérité de ma destiné c’est bien d’écrire des livres.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire

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