Chiner sa bibliothèque #30

Publié le 30 Septembre 2016

Je croyais que je trouvais peu de science-fiction lorsque je chinais ma bibliothèque chinée ; mais hier en réorganisant la dite bibliothèque je me suis rendu compte que j’avais quasi plus de science-fiction que de poésie (et je ne sais pas s’il existe de la poésie science fictionnelle ; avez-vous des informations là-dessus ?). En même ce n’est pas étonnant que je récolte de la science-fiction parce que c’est le genre littérature que j’ai aimé en premier et que c’est celui aux mamelles de qui j’ai biberonné mes premiers pas dans l’imaginaire de ma classe adulte.

Je trouve et j’achète de la science-fiction en vide-grenier et pourtant j’ai curieuse la sensation de n’en voir jamais ; curieux. La semaine dernière encore dans le matin frais d’un vide-grenier je trouve sur le même stand deux livres de chez J’ai lu dans la collection science-fiction. Sur la couverture du premier j’ai reconnu une affiche d’un film bien connu de mon goût propre, celle de Mad Max au-delà du dôme du tonnerre. Le film je le connais et je l’aime, je l’ai regardé et revu et même si le terme peut sembler curieux ce film m’émerveille toujours. Je ne sais pas si je vais lire le livre, disons que connaissant très bien l’histoire je ne vais sûrement pas mettre cet ouvrage dans mes priorités de lecture, mais j’aime le posséder parce qu’il contient les restes et les ruines d’un univers d’après l’apocalypse que j’aime. Je suis un amoureux du post-apo, je suis amoureux des œuvres, livres, jeux, films, qui relatent ce monde d’après l’apocalypse et d’avant la fin ou la renaissance. Le livre comme objet me semble comme neuf, comme si la personne avant moi l’avait elle aussi acheté juste pour le posséder et non le lire. Intrigué par son état si propre j’ai regardé ça date d’édition et j’ai été surpris de voir 1985, j’ai dû aller vérifier la date de parution du film Mad Max au delà du dôme du tonnerre parce que j’étais persuadé qu’il était sorti plus tard. Pourtant la couverture exprime que ce livre de Joan D. Vinge a était écrit d’après le scénario de Terry Hayes et Gerorge Miller, il ne pouvait donc pas être antérieur au film. Effectivement le film est sorti la même année que le livre et moi je me sens vieux.

Le second ouvrage qui était présent sur ce stand est une des trouvailles dont j’étais le plus heureux ce matin là ; pourtant il ne s’agit là que d’un livre de poche payé pour un demi-euro. Oui mais ce livre c’est Gravé sur chrome, un recueil de nouvelles de William Gibson. J’apprécie beaucoup cet auteur parce qu’il est la figure de proue du mouvent cyberpunk et tout comme les univers post-apocalyptique j’aime les univers cyberpunk. D’ailleurs sous certains angles de lecture nous pourrions défendre l’idée que les mondes cyberpunk sont des mondes post-apocalyptique où la nature humaine et les valeurs humanistes sont brisées par une apocalypse invisible. Sous d’autres biais de lectures nous pouvons voir les mondes cyberpunk comme des mondes pré-apocalyptique en lien avec les mondes post-apo. Enfin qu’importe comment nous envisageons l’interaction entre ces genres, ce sont deux genres qui me parlent et à ce titre j’apprécie et j’admire l’œuvre de William Gibson. Gravé sur chrome est un recueil de nouvelles, qui contient entre autre Johnny Mnemonic connue pour avoir été adapté au cinéma à la fin des années 90. Alors oui ce n’est pas grand-chose, mais vraiment rentrer Gibson dans ma bibliothèque chinée est un plaisir, un honneur et une vraie satisfaction ; en plus je confesse que j’apprécie de plus en plus les formes courtes qui permettent au piètre lecteur que je suis de picorer plus facilement différentes œuvres et différents auteurs.

Voilà que je vous parle d’un troisième ouvrage déniché ce jour là et qui n’est, je crois, pas un livre de science-fiction. Mais c’est une fiction que j’ai eu envie de lire après avoir reçu les conseils répétés de quelques amies qui me connaissaient bien et qui disaient que l’esprit de cette saga pouvait trouver un écho avec l’esprit qui vit dans mon corps. Cette saga au succès mondial c’est Millénium de Stieg Larsson. Il y a quelques années il était difficile de passer à côté de la hype qui avait emporté le livre après le décès de l’auteur suédois. Et pourtant je n’avais jamais lu Millénium et par instinct de préservation je n’avais pas regardé les différentes adaptations au cinéma.  Lorsque j’ai commencé à chiner ma bibliothèque je pensais facilement trouver les trois romans qui constituent Millénium, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette et La Reine dans le palais des courants d'air et en plus j’escomptais les trouver à prix modique. Ainsi lorsqu’au début de mon projet je suis tombé sur une personne qui vendait sa trilogie pour 5 euros j’avais essayé de négocier le prix à la baisse et devant son refus j’étais parti sans acheter sûr de mon intuition. J’ai passé les mois suivant à fouiner les vide-grenier sans jamais recroise un seul de ses romans. Il aura fallu attendre la semaine dernière pour recroiser le premier roman de la saga, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes ; j’ai demandé le prix et cette fois quand la personne m’a répondu 1 euro 50 je n’ai pas cherché à négocier et j’ai acheté, enfin, mon exemplaire.

Voici trois livres que j’ai chiné pour ma bibliothèque et que j’entre avec beaucoup de satisfaction. Je me rends compte qu’au fil du temps et des vide-greniers mon goût s’affine et que le plaisir grandi parce que chaque pièce qui entre dans la bibliothèque trouve sa place et son sens et si j’aime chiner c’est entre autre raison parce que j’apprécie cette sensation de sens.

59,5 euros dépensés

59,5 euros dépensés

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante, #SF

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