Chiner sa bibliothèque #27

Publié le 26 Septembre 2016

Maintenant que le fait de collection Les Fleurs du Mal est devenu officiel je me dois de rentrer d’un week-end de chine avec au moins un exemplaire du recueil de Baudelaire, et ce samedi 24 septembre j’ai trouvé mon exemplaire réglementaire. C’est un volume de la collection Le Livre de poche classique présenté par Jean-Paul Sarte et édité par Gallimard en 1969. La couverture est sombre, noire et verte et la tranche du livre verte avec des traces de décoloration dû à l’âge et la conservation relativiste du livre. Je trouve cette couverture très capiteuse avec une femme nue et une seconde dénudée, des fleurs qui fanent en bouquet décomposé et des teintes sombres qui collent parfaitement au romantisme de Baudelaire. Je dois avouer que je possède déjà un exemplaire de cette édition, mais le dos du livre était abîmés ce qui n’est pas le cas ici. Et puis pour le prix où j’ai payé ce livre je ne pouvais pas me le refuser. Mais avant de donner son prix, je passe au reste du lot car c’est tout un lot que j’ai acheté à la même femme.

Dans une précédente chronique sur le projet chiner sa bibliothèque je vous racontais que lorsque j’ai arrêté la fac et que j’ai eu la démarche active de me cultiver je suis allé instinctivement vers Camus et vers Freud et que cela m’avait laissé une empreinte nostalgique pour ces deux auteurs. Et donc dans le carton de livre où j’étais en train de chiner je trouve Freud délire et rêves dans la « Gradiva » de Jensen, un ouvrage de Sigmund Freud dans lequel il analyse un court roman de Wilhem Jensen dans lequel l’auteur chercher à percer les secrets d’un bas relief italien. Ce n’est pas un ouvrage que j’ai lu ou connu dans le passé même si son titre m’a été quelques fois évoquer en cours d’histoire de l’art il me semble. J’ai donc mis l’ouvrage de côté et j’ai continué de chiner.

Et là je vois un visage familier, celui de Frankenstein, héros du roman de May W Shelley. Je n’ai jamais lu Frankenstein mais j’ai entendu mille fois l’éloge de ce roman qui incarne une figure parfaite de la littérature gothique et que beaucoup considère aussi comme un des textes fondateurs de la science-fiction. Cet exemplaire édité aux éditions Marabout en 1983 me semble très attirant, et je le mets donc dans la pile des livres qui m’intéressent. Voyant (enfin ?) quelqu’un qui s’intéresse à son carton de livre la vendeuse m’informe qu’elle les vend à 10 centimes l’unité. Dix centimes ? Voilà une bonne raison de chiner plus en avant dans ce carton !

Le temps de m’arrêter sur un classique parmi les classiques, un roman de Conan Doyle, Le chien des Baskerville. Encore un livre que je connais pour ne l’avoir pas lu ; il y a des œuvres comme celle-ci dont l’aura est si puissante qu’elle fini toujours par nous atteindre même si on n’a jamais prit la peine d’ouvrir l’ouvrage d’origine. Il me semble plus que logique alors de faire entrer ce Sherlock Holmes dans ma bibliothèque chinée, surtout qu’à ce prix là ça serait un crime de laisser dans ce vide-grenier ; autant que ce jeu de mots est criminel, je l’avoue.

Je continue de fouiner et j’aperçois les Contes Fantastiques d’Hoffmann. Immédiatement ça sonne en moi comme un nom familier, forcément puisque dans mon esprit Contes Fantastiques d’Hoffmann ça sonne comme Les contes d’Hoffman, sauf que le second est un opéra et que j’ai sous les yeux un livre, recueil de contes fantastiques. Encore une fois je me dis que faire entrer un auteur que je n’ai jamais lu pour 10 centimes c’est une occasion en or. Et avec cet ouvrage je tiens une pile de cinq livres que je montre à la vendeuse en préparant ma pièce de 50 centimes. Mais la vendeuse me dit, comme vous en prenais cinq je vous en offre un gratuit, cherchez un ouvrage qui vous intéresse. Et me revoilà le nez dans le carton, presque sûr pourtant d’avoir attrapé tous les ouvrages qui m’inspiraient. Mais pour ne pas décevoir la vendeuse et pour profiter de l’occasion j’ai pris Château en Suède de Françoise Sagan pour une seule raison, et cette raison c’est Françoise Sagan.

Je repars donc de ce vide-grenier avec six livres pour lesquels je n’ai dépensé que 50 centimes.

Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros
Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros

Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros

Je me demande encore pourquoi la personne en possession de ce livre à eu envie de réinscrire le titre du livre à l’intérieur du livre. Mais c’est un trace poétique, comme ce que je suppose être la fleur d’un coquelicot qui a séché bien assez longtemps jusqu’à s’imprégner dans l’œuvre, mais je pense qu’il a peu de risque que la fleur revienne à la vie.

Je me demande encore pourquoi la personne en possession de ce livre à eu envie de réinscrire le titre du livre à l’intérieur du livre. Mais c’est un trace poétique, comme ce que je suppose être la fleur d’un coquelicot qui a séché bien assez longtemps jusqu’à s’imprégner dans l’œuvre, mais je pense qu’il a peu de risque que la fleur revienne à la vie.

Je profite de cet article pour chroniquer l’entrer de deux BD chinées la semaine dernière. Je ne chine pas souvent de BD, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Mais bon, la semaine dernière donc je tombe sur les tomes 1 & 2 des Technopères une bande dessinée en huit tomes, ce qui est raisonnable je trouve, parce que ça me laisse la place de me dire que je peux réunir et lire les huits et qui se déroule autour de l’univers de L’incal. Et que ce soit pour L’incal ou pour Les Technopères, ce qui m’attire dans ces univers, en dehors que ce soit de la science-fiction décomplexée, c’est l’homme qui écrit les scénarios, Alejandro Jodorowsky. Lorsque je suis tombé sur ces deux BD scénarisées par  Alejandro Jodorowsky, en plus les deux premiers tomes ce qui m’incite plus facilement à acheter une des éléments constitutifs d’une série plus vaste j’ai eu envie de les prendre, surtout pour 1 euro pièce. Je paie et je rentre chez moi et là j’ai la petite déception de voir que les BD avaient un peu prit l’humidité, surtout le tome 2. Le tome 1 avait quelques pages légèrement gondolées par endroit et le tome 2 avec des pages plus franchement gondolées et même collées par endroit. Et pour finir les deux albums étaient un peu cintrés et elles avaient une légère odeur de renfermé, une bonne odeur de malle stockée dans une cave humide. Je n’étais pas déçu directement par l’état des livres parce que ça ne m’empêche pas de profiter de l’histoire, mais je m’en voulais un peu de ne pas avoir mieux regardé avant d’acheter, j’aurai pu soit ne pas les prendre, soit profiter de leur état pour négocier, c’était donc mon ego de chineur qui était froissé.

Je ne savais pas trop quoi faire pour « restaurer » ces deux ouvrages, après une petite réflexion et après avoir évacuer de mon esprit l’idée de les mettre au micro onde … si si j’y ai vraiment pensé et si je n’ai pas testé c’est que ce format ne va pas au four, je me suis dis que le plus simple pour chasser l’humidité ça serai simplement de mettre mes BD au soleil. Ici les journées sont encore belle, le soleil chaud et je me suis dis qu’avec leur couvertures sombres elles se réchaufferaient vite et que ça aiderai sûrement à les assainir. Je pose donc mes Technopères sur la table de jardin bien orientés pour prendre le soleil et je m’en retourne vaquer à d’autres occupations. Et puis je n’y pense plus, et je pars en week-end en les oubliant dehors. Et ce matin je rentre chez moi au matin frais et je vais dans le jardin où je découvre mes deux ouvrages avec les couvertures trempées par la rosée du matin qui perlait à grosses gouttes dessus. Et assez curieusement ça m’a fait rire. Au moins maintenant je saurais pourquoi mes BD sont dans un état moyen, ça ne sera pas parce que j’aurai été un mauvais chineur mais parce que je suis bien trop tête en l’air !

Joe la bonne idée, mettre ses livres dehors pour qu’ils sèchent et les oublier là à la merci de l’humidité du petit matin durant tout un week-end !

Joe la bonne idée, mettre ses livres dehors pour qu’ils sèchent et les oublier là à la merci de l’humidité du petit matin durant tout un week-end !

Rédigé par Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante

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