Chiner sa bibliothèque #26

Publié le 25 Septembre 2016

Le hasard est le cœur battant d’une errance en vide-grenier ; ne pas savoir ce que l’on cherche et ne pas s’attendre à ce que l’on trouve. Je parle pour moi, chineur qui déambule le cœur léger et l’œil qui vagabonde. Je suis loin d’être un chineur qui saute sur son téléphone pour jauger du prix et de la rareté d’un objet ou d’un livre. Je laisse parler ma curiosité et j’essaie de restreindre les dépenses. Il m’en faut donc peu pour me décider. Samedi 24 septembre j’ai eu le temps de visiter deux vide-greniers et j’ai pu rapporter de beaux butins à des prix très raisonnables ; en voici une partie.

Minute ! Papillon de Peter Cheyney est l’exemple parfait d’un livre acheté sur un coup de tête pour un coup de cœur. Lorsque j’ai vu cette couverture je suis tombé sous le charme, immédiatement comme un coup de foudre pour la dame avec son fume-cigarette qui patiente sur la couverture. Je ne connais pas Peter Cheyney et je ne connais pas ce roman mais j’ai tout de suite voulu l’avoir. Je vous avoue que j’ai surtout pensé que j’avais pouvoir découper la couverture et mettre madame sous cadre tant son charme en direct des années 50 m’a séduit. Rassurez-vous je ne vais mutiler personne parce que je viens de voir que cette édition de Minute ! Papillon au presses de la cité de 1949 possède une couverture « fourreau » qui peut se retirer (d’ailleurs quelqu’un peu me dire comment s’appelle une couverture qui couvre la couverture du livre ? Je suis sûr que ça a un nom plus exact que mon approximation) et donc être mise sous cadre sans découper ce livre de 1949. Je demande le prix pour repartir avec la dame sur la couverture et le vendeur me demande 50 centimes ; déjà que lorsque l’on aime on ne compte pas, je ne me suis pas fait prier pour payer.

Ailleurs sur le vide-grenier je suis entrain  de chiner un bac avec des livres plus ou moins vieux et je repère un petit ouvrage assez mince au fronton duquel est marqué un nom bien connu des poètes, Aragon. Il s’agit du texte d’une conférence organisé pour les jeunesses du Parti Communiste en 1959. Il ne s’agit pas de l’expression poétique de Louis Aragon mais de l’expression de son engagement politique. La conférence était intitulée Il faut appeler les choses par leur nom et elle était suivie d’une  intervention de Maurice Thorez intitulée Problèmes de notre époque. J’ai hésité à prendre ce livre pace qu’il n’appartient pas à l’œuvre poétique d’Aragon, mais j’ai pensé au livre de Lénine que j’ai chiné il y a quelques semaine L’état et la révolution et je me suis dis que je pourrais ouvrir un rayonnage politique de gauche dans ma bibliothèque j’ai donc demandé le prix, 50 centimes, un prix non dissuasif pour ma bibliothèque, achat coup de tête. En rentrant à la maison et avant de rédiger cet article j’ai un peu regardé sur internet, mon but n’était pas de regarder le prix mais l’histoire de cette conférence mais au final j’en ai plus appris sur le prix que sur l’histoire de ce bouquin et j’ai été surpris de voir que ce petit ouvrage de 60 pages édités en 1959 par le Parti Communiste Français cote un peu plus de 30 euros. Loin de moi l’idée de revendre mon exemplaire pour en tirer bénéfice, mais savoir que j’ai fait une bonne affaire en achetant ce livre est un peu comme ma cerise sur ma bibliothèque. En plus l’exemplaire est en très bon état, enfin en bon état à part une légère tâche de graisse à l’arrière et les agrafes qui ont commencés à rouiller.

J’avais manqué la poésie d’Aragon, mais j’ai pris l’habitude maintenant de toujours réussir à chiner un ouvrage de poésie dans mes sorties en vide-grenier. Ce matin là j’ai trouvé la Poésie de Rimbaud. Les œuvres complètes du poète en édition de poche, que dire de plus ? Je crois que je n’ai rien à rajouter, j’aime Rimbaud et même si l’édition poche n’est pas une édition des plus glamour tous les poèmes sont là, les illuminations, la saison en enfer, et tous les autres poèmes. Pour 50 centimes je ne peux qu’être heureux.  

Un coup de cœur pour une dame en couverture, un coup de tête pour l’expression politique d’un poète reconnu, un classique livre de poésie chiné parce que j’aime la poésie, il reste pour clôturer cette chronique des livres chinés un samedi matin de septembre à parler d’un auteur que j’aime et que j’aime trouver en vide-grenier. Il s’agit de H.P Lovecraft créateur mythique du mythe de Cthulhu. Jusqu’à présent je n’ai eu qu’une seule fois la chance de croiser H.P Lovecraft en vide-grenier, c’était cet été pour L’horreur dans le musée déjà dans une éditons France Loisir. Effectivement ce samedi matin j’ai encore mis la main sur un ouvrage de H.P Lovecraft édité par France Loisir, il s’agie du Masque de Cthulhu.  C’est un recueil de six nouvelles édité à l’origine à titre posthume par August Derleth exécuteur testamentaire de l’auteur. Je suis vraiment content parce que j’aime beaucoup l’auteur et son mythe et c’est un plaisir de pouvoir picorer de la forme courte. Quand en plus je n’ai eu à débourser que 50 centimes je ne vois rien de négatif à cet achat.

Ce jour là mon butin contenait d’autres livres mais j’en ferai la chronique un peu plus tard. Merci de votre lecture.

Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros
Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros

Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros

Rédigé par Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier

Repost 0
Commenter cet article