Chiner sa bibliothèque #24

Publié le 21 Septembre 2016

Des fleurs de mauvaises natures poussent de mes jardins secrets comme publics et de même manière des fleurs du mal poussent dans ma bibliothèque, celle que je chine de greniers vidés en greniers vidés.

Je le disais à mots pleins pour vous et demis mots pour moi dans le premier hors série des articles chiner sa bibliothèque ; était-il possible que je collectionne les éditions des Fleurs du mal de Charles Baudelaire ? J’en avais déjà deux plus un que j’avais offert et trois exemplaires ce n’était pas assez encore pour supposer une collection, ça aurait pu être un hasard ou le fruit d’un esprit dilettante. Avoir posé des mots sur cette accumulation latente d’exemplaires des Fleurs du mal m’a fait franchir le pas et ce week-end en deux vide-grenier j’ai rapporté deux nouveaux exemplaires du recueil de Charles Baudelaire. Une édition en classique poche de 2009 avec ses marques pages que je suppose laissé par un lycéen à l’écriture maladroite et une autre édition au format poche de 1995 avec une très jolie couverture. Ce livre là valait 10 francs il y a un peu plus de vingt ans ; dix francs je trouve que la poésie coûtait peu cher à la fin du siècle précédant.

Je ne suis expert de rien mais empiriquement j’ai envie d’affirmer que Les fleurs du mal de Charles Baudelaire est le livre de poésie le plus récurent en vide-grenier. Ainsi j’extrapole en me disant que ces Fleurs du mal sont certainement le recueil de poésie le plus communément acheté et lu dans les foyers français ; et pas seulement par des étudiantes studieuses mais aussi par tous les romantiques qui naissent dans l’adolescence et qui se bercent de le romantisme noire du poète.

Au niveau des prix dépenser pour deux fois Les fleurs du mal ça reste très raisonnable, l’exemplaire le plus récent a été payé 50 centimes d’euros tant dis que l’exemplaire avec la jolie couverture m’a été offert par une femme à qui j’achetais deux jeux de Playstation 3 (qu’elle m’a vendu pour 4 euros).

Toujours ce week-end, toujours en chinant dans un vide-grenier je repère sur un stand bordélique deux couvertures de la collection Poésie/Gallimard. Le premier livre c’est Anthologie de la poésie française du XVI siècle, une édition de 2005 qui semble avoir été très peu consultée. Le second bouquin c’est Anthologie de la poésie française du XIX * de Chateaubriand à Baudelaire, une édition de 2004. Celle-ci porte beaucoup plus de trace de lecture, et c’est rassurant. Il s’agit du tome 1, il existe donc un tome 2 et en bon chineur, accumulateur, collectionneur ça me donne nécessairement envie de compléter l’ouvrage. Je demande aux vendeurs le prix, ils annoncent 3 euros pour les deux ouvrages mais dans un sursaut d’audace commerciale je propose 2 euros et les vendeurs acceptent. Pour 1 euro pièce je trouve que c’est vraiment un bon prix pour ces anthologies. Du coup ce week-end ce sont quatre livres de poésie qui entrent dans la bibliothèque chinée même si en réalité je possédais déjà Les fleurs du mal.

Avec ses nouvelles entrées la valeur totale dépensée pour chiner sa bibliothèque monte à 47,9 euro, j’arrondi à 48 euros, autant dire que l’on se rapproche de la barre symbolique (oui mais de quoi ?) des 50 euros de dépenses en quasiment 6 mois.

Avec ses nouvelles entrées la valeur totale dépensée pour chiner sa bibliothèque monte à 47,9 euro, j’arrondi à 48 euros, autant dire que l’on se rapproche de la barre symbolique (oui mais de quoi ?) des 50 euros de dépenses en quasiment 6 mois.

Rédigé par Ray

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