Bien à la sienne

Publié le 7 Septembre 2016

Un vieil ami que je ne connais pas passe seul le cap de sa moitié de cinquantaine, autant dire qu’il est en avance sur moi. Je me doit de lui dédier des mots que je ne sais pas parce que je ne le connais pas mais qu’il ouvre la route vierge qui mène à chaque jour de soi de femmes à la poésie, le vin et les vers et les poètes de ceux qui ont l’encre sous la peau et la plume toujours ailleurs que dans leur cul.

Ah ah mon vieux, aha bon vieux ; sous les cieux, mon bon ami, du temps qui passe savoir se tenir digne et droit dans la roue pour devenir mieux vieux je sais que c’est ton talent. Talon d’Achille des uns et des coutumes de ceux qui ne savent pas vieillir là où toi tu sais. C'est-à-dire que tu sais que prendre de l’âge c’est advenir un peu plus soi, parce que s'il y a une chose à espérer lorsque l'on avance en âge c'est d'avancer vers soi car c'est ainsi que l'on rencontre les autres et que les autres viennent à la rencontre de soi.

Alors Je lève mon verre mon ami et je trinque avec toi aux choses intenses, violentes et denses, à la poésie et aux femmes et aux vents ascendants qui nous font voyager des unes vers les autres.

Longue vie à toi ; longue, profonde et riche de ce qui fait la préciosité qui passe sous les lignes de flottaison mon ami.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #correspondance

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