Je suis rupestre de l'intérieur

Publié le 24 Août 2016

Aux apaches blancs du jour je ne demande rien qu’à les voir disparaître ; génocide amérindien quotidien par tranche de 200 et parfois plus. Ce n’est rien, non, ce n’est rien qu’un génocide et si ce n’est pas cela alors c’est que c’est encore pire, une désertification à grande petite échelle qui avance comme la force d’une armée qui marche au pas. Lentement mais armée la marche après marche avance avant moi. Et j’ai la gorge sèche, la bouche pâteuse, j’ai le regard paresseux comme issu d’un profond sommeil qui ne s’évapore qu’en apparence ; vous me croyez éveiller, réveillé, de bout et vif comme un homme sorti de son sommeil mais tout cela n’est qu’un leurre, une illusion bien ficelée par des mains secrètes qui en coulissent jouent et gagnent à chaque fois la même partie que je vais jouer. Encore un verre, d’eau bien sûr, pas d’eau de vie, pas d’eau vive, les badauds ont fini par ne plus rien voir tandis que je vide encore mon verre et que je le rempli encore à l’eau qui coule sous le robinet des illusions. Tu l’as bien vu je suis une outre sans fond, un gouffre pas frais et la grotte où l’ourse préhistorique est venu finir en dessin rupestre. Oui je suis rupestre de l’intérieur et j’ai plus de six cent personnes à qui le dire sans qu’elles l’entendent.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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