Chronique de jeux olympiques

Publié le 9 Août 2016

Je ne peux m’empêcher d’éprouver de la beauté devant les femmes qui se battent ; et je parle ici du sens premier du terme. Il se dégage beaucoup de beauté dans les sports qui opposent des femmes dans un combat, hier c’était le sabre en escrime et le judo. La combativité elle s’exprime partout je l’entends bien, dans tous les sports, et dans tous les compartiments de la vie quotidienne qu’il faut continuellement conquérir ou reconquérir mais là n’est pas mon émotion. Le combat masculin nous y sommes habitués, comme une réalité visible autant que comme lieu commun de notre regarde sur la société. Mais le combat féminin est sur un mode d’expression généralement plus discret.

Je ne suis pas ici en train de poursuivre un discourt sur une corde féministe ou sociétale, ici il n’est question pour moi rien que de la beauté des femmes qui combattent ; et si je trouve ça si beau c’est qu’il est tellement rare de le voir ainsi illustré. Pour peu qu’il y ait une française en lice avec les jeux olympique c’est en prime time que l’on peut voir cela, judo ou sabre hier, ni haine ni violence mais une extraordinaire expression de détermination. C’est quelque chose qui me renverse et m’hypnotise totalement, qu’importe la nationalité, qu’importe le résultat, ça se passe quand elles montent sur le tatami ou sur la piste, c’est un langage corporel qui ne laisse aucune place aux doutes. Les sports de combat codifient à merveille l’expression de cette combativité que j’ai envie de croire exemplaire ; ça rend la chose visible, lisible, renversante ; et qu’importe l’enjeu, le début puis la fin, la victoire ou la défaite, la baston est là, confrontation de soi à soi, c'est-à-dire de elles à elles, donner des coups et puis en prendre, des coups de sabre, parade riposte, des prises de kumi-katas et en commun ce moment de tension extrême avant que l’action ne se déclenche, ces moments de tension extrême où la volonté de combat semble palpable.

Je trouve ça tellement beau, juste ça, juste beau ; déterminée.

Je laisse le reste à la société, la politique, à l’émotion ou encore à l’affecte de chacun. Ce que je garde c’est le combat, la puissance d’une volonté, l’intensité des corps, la maîtrise technique qui permet et qui codifie l’expression de cette beauté qui jailli lorsque des femmes se battent ; merci à Automne Pavia, Manon Brunet, Kaori Matsumoto et à toutes les autres pour les combats livrés hier.

Chronique de jeux olympiques
Chronique de jeux olympiques
Chronique de jeux olympiques
Chronique de jeux olympiques

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Jeux Olympique, #Sport

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article