Un Ulysse sans odyssée

Publié le 18 Juillet 2016

Saurais-je écrire une odyssée ulysseénne ?

Suis-je donc capable de revisite ?

Peut-on imaginer une revisite alors que l’on n’a jamais visité l’œuvre en question, ou alors qu’une seule fois et déjà par l’entremise d’un prisme déformé ?

Saurais-je être un Ulysse ? Pourrais-je joindre deux terres dans une odyssée non écrite, sans chronologie ni visages connus ?

Je suppose que oui, mais j’ai peur du non.

Et pourtant. Je suis capable de déraciner n’importe quel pays, expurger n’importe quelle époque et réorganiser le tout, maladroitement mais le faire bien.

Ulysse, ma pénélope, mes cochons couchés aux pieds d’une Circée et toutes les sirènes du monde qui chantent leurs appétits voraces et dévoreurs de chairs. Et des gorgones aussi, qui dansent avec des méduses, des forêts de serpents et l’ombre d’un dieu déviant qui vide tout son vin avant de vomir sa haine dans les bras d’une infante.

Dans le corps d’un enfant, dans le corps d’une femme, dans une forêt, un désert et un feu de camp au milieu de la mer et d’un océan qui bouillonne d’esprits fous et d’algues vertes, bleues, noires, carnivores et énervées. Une mer dans un verre d’eau, une mer dans une amphore, qu’importe et partout des récifs acérés et les gueules béantes des édentés et des mendiants qui raconteront l’histoire que dont je coupe les racines sans tuer la plante.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #jdr

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