Némésis

Publié le 20 Juillet 2016

Ma némésis nécessite la plus grande attention. Le ciel se charge, un temps d'orage, quand l'été se déroule en disette de muse c'est aux némésis de se draper dans le cristal.

 

Le ciel grogne encore d'un avion toujours volant, un vent de rien à la surface de son visage pour dérider mon paysage des no man’s land de ta figure.

 

Tu fulmine c'est si joli au point culminant de ton filament de firmament ; tu ne sera jamais la maîtresse de personne, d'une peau d’ébène, d'un visage pâle.

 

Les oiseaux volent bas sous le duvet du monde, en position de disparaître tu vas encore froncer le front et plisser les sourcils en signe de mauvaise augure.

 

Ma némésis n'a pas le charme des filles d'été ni la senteur de leurs peaux nues, elle n'a que l'outrage d'un diable rouge dont les rouages encore rouillés aident sa bouche à s'ouvrir grand.

 

Monstre de goguette aux grès des vents, ton appétit en girouette te tourne le dos par le dedans et crache en toi les douze colères de la maternité.

 

Torrent d'avril au mois de juillet, c'est la tristesse sans le mois d'août, les femmes qui pleurent leurs pénis morts sur une plage de Sao Paulo pour une infime éternité.


Tu m'es témoin j'en suis auteur, mille grains de beauté perdus dans le sable, et le diable toujours encore qui vient récolter le fruit et le bruit fragile de tes quinze ans.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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