Le déjeuner à l'heure contre culturelle

Publié le 12 Juillet 2016

Quelle plus belle ambition que la contre-culture ?

Dès l’instant où l’on assume son envie ou sa nécessité d’entrer en création, en art, en littérature, qu’importe la forme dès l’instant où l’on assume sa volonté de créer, alors y a-t-il d’autres ambitions que de vouloir entrer en contre-culture ?

D’y entrer ou alors d’initier sa propre contre-culture, inventer son mouvement contre-culturel personnel bien que ce qui fasse culture ne puisse jamais jaillir ex nihilo et qu’une culture, qu’elle soit une avec-culture ou une contre-culture est toujours un objet de réaction.

Je ne suis pas contre la culture. Je suis un fidèle croyant, une ouaille docile qui culte et prie parce que je crois en la culture ; je ne vise pas la chute de le l’objet culture. Et si j’espère un déluge pour noyer le paysage culturel qui m’est contemporain c’est pour mieux espérer assister à l’émergence de territoires nouveaux, de contre-terres d’accueils à la pulsion créatrice.

Mais je suis là.

Sur internet.

Je ne surnage même pas dans le flot des classiques, des consensuels et des communiquant.

Je suis là et ?

Et je me le demande justement.

Est-ce que je serai une contre-culture à moi tout seul ?

Saurais-je avoir le courage d’estampiller mes bribes de culture comme une culture contre ?

J’ai peur du cynisme de ceux qui sont contre parce qu’il me semble stérile ; mais j’aspire parfois à cette verve qui se dit contre les lignes dominantes.

Mais si j’en suis étranger, dois-je me vouer à l’idée que ma culture doit être contre, envers moi et contre tous, les déjà contre et les encore pour ?

Dois-je ne plus dire cela à l’heure du déjeuner ?

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion

Repost 0
Commenter cet article

pfittttt 15/07/2016 23:40

Et oui tu es là. Tout ce que tu dis, pfuittttt. Voilà, tout le monde veut à la fois y être - en être et se démarquer du commun. Mais non, à moins d'aller vivre au fond d'un bois, d'une grotte et surtout cesser d'écrire des conneries. Tu vois, tu te permets d'être très souvent critique, de jauger les autres, tout en ayant soin de faire semblant de ne pas t'épargner.
Je lis, je vais voir, parce que je suis en panne, de création, d'imagination, mais je n'ai aucune prétention, je n'attends rien, moi. Tes faux semblants sont assez mignons quand même, chacun a droit à vouloir exister au fond. Je devrais me taire là-dessus, c'est vrai, mais je ne t'aime pas du tout, pas les gens comme toi, c'est la raison, ma manière de vouloir faire taire la futilité, la vanité, peut être que c'est de la détresse, ta détresse, si c'est le cas, j'en serais désolée .