Comme en terre

Publié le 17 Juillet 2016

Un jour il faudra que tu parles, que tu sortes de tes retranchements et que tu affrontes tes sentences à la lumière crue de tes prétentions. Tu parles peu, tu jactes beaucoup et tu délivres une petite musique été comme hiver qui parvient à mes oreilles avec une irrégularité qui pourrait passer pour du mauvais son. Ce n’est pas une cascade, rien d’une catharsis, un flot tumultueux comme le songe d’une nuit d’avril, juste un ruisseau, un pissadou sans danger.

Cest bien beau tout ça, mais je n’y crois pas.

Je ne crois pas en toi ; rien ne m’évoque quelque chose.

Tu n’éveilles aucuns intérêts chez moi.

Et c’est bien triste, parce que tu sembles bouger les lèvres, bouger les doigts et pour un peu cette phrase pourrait sonner comme un jeu sexuel. Mais à la différence du sexe, tu ne me touches pas et ça commence à devenir gênant. Pour un peu on va se croire à la fin du banquet du mariage d’une cousine éloignée ; et toi qui parles un peu fort dans l’indifférence des convives.

Je trouve cela triste.

Même pas un pincement au cœur.

Même pas un coup de colère.

Je ne peux même pas revendiquer du cynisme, ni même de l’indifférence.

Je suis juste un peu gêné pour toi.

C’est bien dommage, nous pourrions jouter, joyeusement se pourfendre avec un point de romantisme et d’épique envolée, nous pourrions d’autres choses mais il n’en ai rien.

Est-ce là ta limite ?  

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Dialogue de sourd

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comment taire bout de ficelle 18/07/2016 22:36

Un article pour quelqu'un en particulier ou pour autres ? Tout ça mérite-il tout ça ? Les points d'interrogations ne sont pas vraiment des questions, juste pour le ton, je trouve que c'est plus joli.
Grosse ficelle pour qui tient ? (c'est plus fort que moi) les ficelles. Mais je découvre que la gène peut inspirer quelque chose, quelques mots. Je crois que si j'avais la prétention d'écrire, de tenir un blog de poète, je n'écrirais pas sur la gène, par exemple, je ne suis pas gèné par ce que tu écris. Tu as bien le droit de t'exprimer (c'est plus fort que toi).Ou alors, il faudrait que je crève de faim. Et encore, même si des gros connards me payaient, je ne pourrais pas.
Regarder le cheminement des petits calculs et du mal que les écrivains à la petite semaine se donnent, ça, ça m'amuse. Un peu.