Très médiocre poésie

Publié le 24 Juin 2016

J’exulte à une main dans l’ordre de l’art de ma pornographie

Je suis onaniste, humaniste de soi et ma main ne trace pas de calligraphies

Car elle danse, palpation de sens, elle branle en vagues déferlantes

Du haut de ma tour de Babel sensuelle, j’exulte aux temps des belles plantes

J’enfonce mes doigts, de tréfonds en chaudes grottes, les profondeurs m’engouffrent

Comme l’air moite qui crépite de mots crus dans ta bouche et s’en échappe en souffle

Je convoite l’étroit milieu mouillé que tu loges en toi, comme la perle d’un coquillage

Petites femmes aux pieds de grues, farandoles adolescentes et adorables filles sages

Fourmillent nuent et grouillent à la hâte dans le marécage de ma cage crânienne

Chaque instant roule sur l’autre, j’en tiens une, une image se dessine que je fais mienne

Et comme la poussière retombe, moi je repars de l’avant, l’instant n’est rien

Je me passe des ânes et des basses-cours de campagne pour me sentir bien

C’est le temps des orgasmes, la saison des corps nus qui s’entassent aux coins des regards

Ce n’est pas une tige sous la fleur qui se dresse, tu n’es pas une abeille mais là est mon dard

Que tu joues les pisseuses qui pleuvent dans l’herbe verte aux heures chaudes

Ou une tête noble couplée à son amant, c’est autour de quoi que je rôde

 

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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