Onze anglais et la victoire d'une île #ANGISL

Publié le 27 Juin 2016

Le foot est une histoire de folle, ce soir il y a eu une marrée bleue couleur d’iceberg menée par les joueurs venus d’une île aux centaines de volcans, furieux comme des flots d’un magma bouillant ils ont percés le Fog brouillard anglais. Les tribunes résonnaient des hurlements vikings coordonnées comme un seul homme, comme une seule île, ils étaient tous là, sévères silhouettes défensives, campées par la robustesse de corps qui semblaient animés par des âmes elles-mêmes forgées au cœur du brasier magmatique de la terre. Coups de boutoir balle aux pieds, les anglais ont été boutés hors de la surface adverse ; ils avaient beau pilonner l’adversaire, ils ont pourtant fini par plier l'échine devant la pierre volcanique qui fusionnaient la défense adverse. C'est le football, la balle au fond des filets anglais, un penalty tiré par des anglais mais rien n'était joué, comme la promesse d’une joute ; c'est un mythe antique qui s’est rejoué sur la pelouse, onze David contre onze Goliath, et onze fois le mythe a connu le même dénouement ; la joie pour le visages des vainqueurs, la tristesse qui écrase de fatalité les perdants anglais déjà devenus les parias de l'Europe et les voilà misent en marge de l'euro. Sacré football qui donne dans l'ironie et la verve supportrice ; les islandais ont gagné à la faveur d'une ferveur qui soulève les hommes au dessus de leur médiocrité pour les porter aux fronts des guerres sportives et les faire sortir vainqueurs, une victoire si vive que le coeur l'aime pour la beauté brute et fraîche de l'exploit magnifique.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Sport, #poésie

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