Les forges

Publié le 14 Juin 2016

De la grandeur à la misère je regarde le monde des autres, j’entre des yeux au milieu de leur jungle et je jubile comme diable qui couve le moment où il va exulter. Je me cache, si petit dans ma grotte et par le judas d’un petit trou platonicien je crache sur le monde d’autrui ; je n’essuie pas ma morve et je macule les alentours de jets organiques ; mes yeux sont des fontaines d’où des torrents rugueux déferlent de moi. Non je ne pleure pas, je transpire de mon âme honteuse, je sue des gouttes dégoûtantes qui suintent à l’intérieur de moi et transperce ma frontière de peau métaphorique. J’ai les flux organique perforants comme l’homme qui nique déflore l’hymen qui s’offre et souffre à lui. C’est donc moi, caché je me dévoile, j’envisage un virage ou une claque sur ma propre joue. C’est une caresse palmaire bien brutale qui explose quand elle s’écrase sur ma peau métaphorique ; j’en tremble encore comme le métal du diapason. Je frappe ma poitrine, sur mon cœur le blason d’un diable, je frappe encore, je m’enclume, je marteau, sueur en grains de métal en fusion. Et la forge empirique d’où naîtra un empire reprend vie ; je n’en reviens pas de m’y retenir.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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