Des tirs au but ; morceaux choisis #POLPOR

Publié le 30 Juin 2016

La grande confrontation écrase le stade d'une chaleur toute marseillaise, tapi de pelouse verte pour le rouge des maillots couleur de la fougue portugaise. Figure contre figure, la feinte du buteur sur le penalty, une course d'élan en courbe, finesse de la feinte pour tromper sa peur puis le gardien et la pression se mue en exaltation exaltée pour célébrer son tir au but gagnant, et la pression monte sur le suivant et le suivant, toutes les figures tournées sur soi, les coéquipiers et puis les anges, les dieux du stades comme ceux du ciel qui se penche par dessus le vélodrome regarder le dénouement d'une tragédie qu'ils n'ont pas écrite eux-mêmes. Mais qu'est ce qui compte réellement dans une séance de tir au but si ce n'est le but et enfin la délivrance ; le gardien est parti du bon côté, de tout son long il allonge sa silhouette à l'horizontale jusqu'à croiser la course du ballon. Et c'est Quaresma qui frappe pour échapper à la déchéance du tireur et revêtir la tunique du héros, une longue course d'élan, il ralenti, il petits pas, et une lourde frappe au fond qui voudrait bien traverser les filets et s'envoler vers la demi-finale. Le Portugal va y aller tâter de la presque finale et poursuivre sa course d'espoir pour arracher un titre à l'histoire du football définie par sa glorieuse incertitude.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Sport, #foot, #poésie

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