Chiner sa bibliothèque #5

Publié le 1 Juin 2016

C’était un dimanche matin, peut-être un samedi, le moment idéal pour aller chiner avec ma petite amie qui pour me faire plaisir à fait l’effort de se lever un peu plus tôt qu’à son habitude du week-end. Se promener sur un marché aux puces où une brocante c’est un peu comme se balader au pied du sapin un matin de noël alors que l’on sait que cette année nous n’avons pas été très sages et que nous ne seront pas forcément récompensés par le père Noël ce fichtre porte drapeau d’une méritocratie enfantine.

Et comme à chaque vous que nous faisons les vides greniers elle & moi, nous cherchons des livres pour alimenter le projet chiner sa bibliothèque. Des livres qui doivent attiser notre attention et se présenter à nous pour une bouchée de pain. Et ce jour là, dans un vent glacé qui chassait les nuages mais couvrait le ciel bleu de froid nous ne trouvions pas grand-chose jusqu’à ce que nous soyons attirés par la couverture d’un Stendhal. Et je dis bien par la couverture et non par le nom de l’auteur ; sur la façade d’un palais que je suppose italien par le titre du livre esquissée d’un simple trait noir, des personnages colorés, damoiselle, amoureux, homme de foi, d’arme et une religieuse semblent s’agiter dans une action toute aussi romanesque que théâtrale. Cette couverture blanche, ces personnages aux dessins colorés, m’ont tout de suite séduit déclenchant ce je-ne-sais-quoi qui motive l’achat. Pour 1 euro nous achetions donc les Chroniques Italiennes de Stendhal, ce qui, par chance pour le mauvais lecteur que je suis, s’avère être un recueil de nouvelles. Ce n’est pas que je n’aime pas lire, mais j’ai l’esprit qui se disperse rapidement attiré par de nouvelles zones d’attractions mentales qui me détournent parfois de mon intérêt initial. Avec  les nouvelles c’est bien plus facile de picorer un texte, partir ailleurs pour y revenir après. Je n’ai remarqué qu’après que ce que je prenais pour un cadre graphique était en faite le nom de la maison d’édition. Et même si cette édition date de 1977 je trouve ce petit détail graphique très moderne.

Un peu plus loin dans le vide grenier, alors que nous commencions à nous réchauffer à mesure que le soleil dardait ciel, sol et visiteurs c’est un ouvrage de René Barjavel qui m’a attiré l’œil. Il s’agit de Ravage. Au désespoir des esthètes et des amateurs je n’ai jamais lu ce livre, pourtant reconnu comme un classique de la science-fiction. J’ai découverts la SF par les films, les films américains en fait, et par les jeux vidéo ; j’étais donc jeune et par extension plein de préjugés. Je ne me souviens plus de qui, mais je me souviens qu’à plusieurs reprises on m’a conseillé de lire Barjavel, que c’était de la SF français et que ça pourrait me plaire. Mais dans mon esprit de petit con étroit (d’esprit) la science-fiction française ne pouvait être que mauvaise ou sans intérêt. Et tout cela m’est revenu à l’esprit quand j’ai croisé ce livre que j’ai acheté pour 50 centimes en espérant pouvoir combler ma bêtise de jeunesse.

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros
Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #chiner, #SF

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