Chiner sa bibliothèque #7

Publié le 8 Juin 2016

Chiner sa bibliothèque est une question littéraire mais aussi une question de hasard. Ce dimanche nous partions pique-niquer à la plage avec Lucie, mais avant de pouvoir poser nos corps encore trop blancs sous le soleil et dans le sable j'ai proposé de faire une petite promenade dans un énième vide-grenier. C’est ainsi qu’en fin de matinée nous déambulions entre les allées d’un vide-grenier nîmois. Je ne cherchais rien, je me contentais d’apprécier le dépaysement quand, sur un stand tenu par un petit monsieur un peu vieux, j’ai vu ce livre, Bonjour Tristesse de Françoise Sagan. C’est le genre de livre dont le titre me parle même si je ne l’ai jamais lu parce qu’il est glosé dans les émissions littéraires radiophoniques qu’il m’arrive d’écouter. J’aurai pu l’acheter pour cela, j’aurai pu l’acheter pour son auteure dont la réputation n’en fini pas de déborder de la sphère littéraire pour essaimer dans la société au sens plus large et pourtant je l’ai prit pour une autre raison. Je l’ai acheté pour l’écho que le titre sur cette couverture mélancolique créait dans le réel.

Le livre était là, seul au milieu de bibelots sans valeur, posé à plat presque au centre de la table, une table grise. Au fond il n’y avait aucune raison que le livre se trouve là, mais il y était et il disait Bonjour Tristesse comme s’il avait conscience de sa présence sur un parking de supermarché de province un dimanche matin perdu au milieu des objets de troisième main et du désespoir de ceux qui s’en séparent. J’ai eu de la peine. Non, j’ai eu de l’empathie pour ce livre, pour ce visage, pour ce cri, pour Françoise Sagan, pour la tranche orangée de ce livre alors j’ai demandé son prix, et je l’ai négocié pour repartir avec pour 50 centimes.

Chiner sa bibliothèque #7

Le second livre trouvé en vide-grenier et que je vous présente dans le cadre de chiner sa bibliothèque c’est un poids lourd. Je vous parle dans un premier temps de son poids réel, c’est un pavé de 900 pages, un beau livre Gallimard avec sa couverture si reconnaissable. Il a même gardé son bandeau de promotion, son bandeau rouge oui, celui pour rappeler aux clients qu’ils vont acheter un Prix Goncourt. Si cela ne garanti pas toujours la qualité littéraire ça garanti souvent de très bonnes ventes. C’est donc un auteur qui a obtenu le Goncourt en 2006, Jonathan Littell. Si vous avez un peu de mémoire vous vous souvenez sûrement du titre, Les Bienveillantes. Comme beaucoup de gens je n’ai pas lu ce Goncourt, ni les autres, mais j’en ai abondamment entendu parler parce que ça fait toujours gloser le milieu et le hors milieu quand ce prix est décerné. N’étant pas un lecteur au long cours je ne crois pas qu’une œuvre comme Les Bienveillantes soit faite pour moi, en tout cas pas encore. Mais qui sait, un jour je serai peut-être en mesure de le lire et dans ce cas là il sera présent, à m’attendre dans ma bibliothèque. Pour ce prix Goncourt dans un très bon état j’ai déboursé la somme de 1 euro. Il y a dix ans il valait 25 euros, donc quasiment le double de ce que j’ai déboursé actuellement pour faire grande ma bibliothèque chinée.

Noël 2006, ça ressemble à une dédicasse, c'est encore plus plaisant je trouve à trouver dans un livre, ça lui rajoute de l'histoire vécue. Et avec Les Bienveillantes la somme totale déboursée pour chiner sa bibliothèque s'élève à 13,20 euros

Noël 2006, ça ressemble à une dédicasse, c'est encore plus plaisant je trouve à trouver dans un livre, ça lui rajoute de l'histoire vécue. Et avec Les Bienveillantes la somme totale déboursée pour chiner sa bibliothèque s'élève à 13,20 euros

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #chiner, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier

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nicole 09/06/2016 07:09

j'adore ta chronique, mais attention il y a plus de fautes d'orthographe que d'habitude

Monsieur C 09/06/2016 11:21

Certainement parce que je l'ai écrite tard, tu peux me les désigner ?