Orgie

Publié le 13 Mai 2016

Il y a des jours, des matins morts qui sont midi, des dieux du ciel tout gris. Il y a des jours comme des décharges où se dévide l’amer des bric-à-brac des cœurs, c’est un lieu puant, public béant livré à lui-même et même moi je délivre rien que du pue lubrique récolté sur le banc où mon cul pose son temps perdu. Il y a des jours toujours, des encore, toujours, il y a toujours tout le temps perdu qui s’accumule en strates sédimentaires ; j’en sui s l’auto créateur sémantique, le séant identitaire posé face cachée sur des lignes élémentaires même s’il n’y a pas de risque que je fasse école ; au mieux je récolte la peine à bras le corps, comme des litres de sueurs qui s’écoule en verve sécuritaire. Je n’écris pas, non ce matin de midi j’évacue, je laisse au loin ce qu’est un trop plein, je laisse sortir la crise cardiaque, j’en vise des pages que j’arrache mentalement pour me torcher avec, insurrection en sudation, je ne cours pas je marche sur un fil sur lequel je vais finir par me faire trancher la voûte plantaire et me vider par le bas, comme le pêcheur évide le fruit de son filet. Ce matin je ne suis pas naît et je n’échappe pas à la nasse.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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pané avec lesyeux dans les coins 16/05/2016 14:46

Ce matin je ne suis pas naît. Sans commentaire. Sans voix devant telle maîtrise de la langue.

Monsieur C 16/05/2016 19:22

bien à toi avec ton éternel sens de l'ironie, c'est vrai que je l'apprécie

pané avec lesyeux dans les coins 16/05/2016 14:51

Ni à la masse, ni à la casse, ni à la passe, ni à la basse, ni à la dass, ni à la lasse, ni à la tasse, ni à la vase, ni à la là là là. Bien à vous,