La nuit du crâne

Publié le 10 Mai 2016

Il y a quelques heures j’avais envie de violence ; de ressentir le violent sentiment de vivre ; la violente sensation d’être vie. Et actuellement la seule violence que j’éprouve c’est le mal de crâne qui frappe dans ma tête.

Besoin de fracture ; fracturer les lignes ; fractionner le réel pour me glisser dans les anfractuosités du monde ; où ça ? Là, dans les petites failles ; tectonique du réel pour un glissement sémantique ; j’avais le feu de croire que je pouvais encore creuser, frapper, marteler jusqu’à diffracter les couches de la réalité.

Au bout de la ligne je suis rentré, je me voyais déjà en haut de mon cul à pilonner le clavier, démence virale des mots avec violence verbale en guise d’outil que je n’ai pas. Au final c’est derrières mes yeux qu’une chose cogne ; et ce n’est pas ma conscience : et ce n’est mon ambition ; rien qu’une tempête crânienne.

J’ai l’article atonal de par mon écrire médiocre. J’ai la médiocrité hormonale avec le chantre du printemps dans le nez. J’ai l’esprit de retour qui veut aller au lit avec la présence du silence. Tirer un trait solitaire et sombrer dans le sommeil jusqu’à un miracle.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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