Diarrhée dollar 2/2

Publié le 5 Mai 2016

Les seules que l’on baise se sont les inconnues, et plus fréquemment sa femme quand on est arrivé au stade où l’on n’a plus rien à se dire. Alors on s’approche du corps de l’autre et par la force de la pulsion ou celle de l’habitude on entre en elle et on joui avant de passer à la suite de sa vie. Finalement oui, on ne peut baiser que sa femme, sa régulière, et quelques inconnues alcoolisées en fin de soirée. Avec cette gamine ça n’avait pas été cela, même si elle se prétendait catin il avait tissé avec elle assez de mots pour pouvoir dire que c’était une relation. Et c’est cette relation qu’il était entrain d’écrire, de faire renaître et de revivre. Même de la vivre au présent parce qu’il était passé à côté dans l’instant présent.

Tout c’était fait naturellement et c’est même cela qui, rétrospectivement, l’avait déçu. Il avait choisi de succomber aux charmes d’une adolescente pensant que ça lui donnerai un frisson de transgression de la loi et de la morale. Et puis non, rien ne s’était passé, je veux dire rien de particulier n’avait eu lieu. Tout s’était déroulé comme si elle avait été une autre maîtresse majeure et il s’était laissé porté par ce semblant de normalité en oubliant l’exceptionnel de l’acte. En faire le thème tant aimé de son nouveau roman c’était réécrire la vie pour lui rendre un hommage à la hauteur de la transgression qu’il espérait.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Diarrhée dollar

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