Diarrhée dollar 1/2

Publié le 4 Mai 2016

Il pondait du texte comme son cul les litres de chiasse les jours de diarrhée. C’était ça la marque de l’auteur professionnel. Clope après clope il s’était retourné le cerveau pour se rappeler de la matière première de son expérience sexuelle avec cette catin de seize ans. Il n’avait pas eu à fouiller bien loin pour se remémorer le sexuel, l’odeur de ce sexe vierge dégoulinant d’un désir puissant ou les traces de couleur rouge sur sa bite après qu’elle ait déchiré l’encombrant hymen de cette pucelle adolescente. Il ne range jamais loin de sa conscience les souvenirs sexuels parce qu’ils sont le moteur de sa prose. Il plonge quotidienne sa plume dans ce carburant organique pour transcender la banalité de son écriture comme certains cuisiniers utilise le poivre, le piment ou les zeste de citron.

En revanche le reste de la relation avait plus de mal à lui revenir. Il s’était replongé dans le babillement éructé par e-mail en mode piaillement de séduction épistolaire pour se remémorer les petits arrangements avec la morale et le goût des compromissions qui permettent d’emboîter des corps interdis. Il s’était rendu compte qu’il y avait eu plus que de la baise entre eux parce que la baise c’est de la matière brute qui ne s’enrobe pas de mensonges ou de mots de liaisons. C’est pour cela que l’on ne baise jamais les putes ; avec les prostituées la relation est un savant mélange de sexe et de mensonges échangées réciproquement jusqu’à parfois avoir l’audace d’être honnête. Mais jamais on ne baise les putes ; rien que la narration imposée par la transaction financière suppose des mots.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Diarrhée dollar

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