Des bêtes

Publié le 18 Avril 2016

Je re ivre, viens de rive en rive car je veux vivre, l’herbe lire sous la rose livre je libère la prose comme la rosée saoulée du jour au crépuscule d’une ruine. J’érige, enrage lorsque je m’enjoins à me sauver de la dérive ; déveine ventrale juste avant le sommeil, le soleil noir et le serpent des oreilles sales. Sibile dans le caniveau, elle se permet de boire à la santé des caves, le vin des rats et l’humus des rois. Juste un peu de froid sous les paupières, pas du givre, juste du vent froid entre les cils et les pistils de fleurs sauvages. Je prends mon revolver et je tir au pistolet sur la mitraille aux entrailles encore chaudes ; chasse nuit et chausse nue, je marche sur la piétaille à la santé des lards qui fument au dessus des dépouilles farcies de vermines, poux et tics.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose

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