Une langue vivante

Publié le 14 Mars 2016

Aujourd’hui que débute la semaine de la francophonie et j’ai passé la journée à me demander ce que je faisais de la francophonie ? Ou plus précisément je me suis demandé ce que je faisais de la langue française, moi le pauvre petit écrivaillon, dyslexique à l’ambition prosaïque ? Je crois que ça serai honnête de dire que je n’en fais rien d’autre qu’un usage banal et il m’a fallu attendre ce jour pour le réaliser.

Alors que l’état nation bafoue à longueur de tweets, de communiqués et de décrets la valeur intrinsèque de cette langue francophone je comprends à peine que je n’en fais rien. De petites métaphores, des allitérations étroites, ma syntaxe en ordre dérangée de bataille, rien de neuf sous le soleil bleu comme les oranges que l’on offre en prison et dans lesquelles l’on cache les téléphones intelligents qui permettent aux détenus de détenir des armes de communication.

Le style ; sûrement. Le bien écrire ; comme le bien penser. Le respect ; il se mérite dans les retranchements d’une nuance. Mais une langue vivante c’est une langue qui dépasse sa propre bouche, le français et sa bouche métropolitaine pourrait se mourir d’être trop fermée. Et soudain je me voudrais ferment et pouvoir laisser gonfler ma prose, chaude et froide dans les écrits.

Je brandirais ma poésie hybride ; fautes de frappes et petites frappes dysorthographiques. Je veux d’une langue vivante, vivace, viable pour envisager le futur ; la langue intrusive et moite d’un baiser qui frôle et fougue la bouche étrangère pour lui fouiller la langue ; salive à l’encre noir, j’irai fouiller dans vos langues des embryons francophones.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire

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