Le boom bruxellois

Publié le 22 Mars 2016

Après les attentats contre Charlie Hebdo nous avons essayé de nous convaincre que nous étions tous Charlie. C’était beau parce que ça n’avait aucun sens mais avant que l’on ait eu le temps d’y réfléchir nous avions tourné les pages, le Je suis quelque chose ça n’a duré que le temps d’un direct télévisuel.

La vérité c’est qu’en France il y n’a que deux types de français possibles ; ceux qui sont sélectionneurs de l’équipe de France de football et ceux qui sont éditorialistes post attentat. Les autres sont portion congrue. Pour le football il roule sa balle de cuir, son fric et ses scandales toute l’année et les sélectionneurs potentiels ne manquent pas de tribunes pour leurs élégies sportives.

Mais pour les éditorialistes à la petite semaine c’est un peu différent. Le temps que la menace rôde en faux semblant et en silence ils fourbissent leurs proses. Lorsque ça pète, quand la surface fait boom ! il y a ce petit cri de ralliement Rip Hip Hip Houra avant d’entendre les plumes et les claviers glavioter leurs diatribes nauséeuses qui glosent l’évènement. C’est le moment pour eux de réécrire l’histoire, la petite qui est la leur et la plus large qui est celle du monde.

Je suis loin de voir là dedans le saint chaudron des débats d’idées où pourraient se forger des réflexions salvatrices. C’est un exercice de style où les meilleurs et les pires surfent sur le souffle des explosions, on cherche le choc de mots, la course à la punchline, et ça voudrait rendre coup pour coup avec le terrorisme, le politique, le religieux mais dans la plus part des cas sans s’en rendre compte l’éditorialiste post attentat qui sommeil en chacun n’est bon qu’a remuer la merde où baignent ses neurones pour la mélanger au pathos qui lui enveloppe l’esprit critique.

Je ne vaux pas mieux que ceux que j’évoque ici, la preuve je suis là. Mais dès lors que l’on a une prétention littéraire cela présuppose que l’on a une ambition intellectuelle et on ne peut pas s’éviter de confronter notre conviction rhétorique et idéologique à la soupe bruyante qui chauffe après chaque attentat.

Le boom bruxellois

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #attentat

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nicole 22/03/2016 14:13

je suis remy (encore)

nicole 22/03/2016 14:08

on voudrait savoir l'écrire ainsi nous aussi